Steff Tej en concert

L’enfer et le paradis

Jaquette de l'album L'enfer et le paradis - 2007

L’Enfer et le Paradis

Année de production : 2007

Nombre de pistes : 11

 

Liste des titres :


 

Mon Manager (N.C.)

Mon manager me dit que pour ma carrière
Dans la chanson faut pas faire de façon
De toute façon j’suis trop vieux pour l’electro
trop con pour présenter la météo
Mon D.A. me dit que pour me sortir d’affaire
Je devrais faire le beau et puis quelques pornos
Parce que dans le créneau néo pseudo rigolo
Ça se bouscule pour décrocher le gros lot

REF : Mon manager mon manager
Manage la monnaie et puis il disparaît
Mon banquier me dit que pour me prêter du blé
Faudrait que j’en aie, prouver ma solvabilité
Sur cette Terre on ne prête ses attentions
Qu’aux vers des poètes rapportant des millions
Mon manager me dit que pour ma carrière
Je devrais peut-être partir en Angleterre
Avec un aller simple pour la City
Il sait que pour longtemps je serai loin de lui

Mon manager m’a dit que pour l’Angleterre
D’où je venais de rentrer à la nage
Peut-être avait-il manqué un peu d’air
Mais qu’aux Île Fidji un producteur m’engage
Maintenant que je suis vraiment très loin de lui
Mon manager me donne aucun signe de vie
C’est le paradis dans mon nouveau pays
J’vends des noix de coco à des gogos sous coco

REF : Mon manager s’est tiré avec mes illusions
La gloire est éphémère, la musique éternelle
Avec ma guitare je pousse toujours la chanson
Bénissant chaque jour la lune et le soleil

Y’A PAS DE PROFIT (N.C.)

Combien nous coûterait le crash d’un avion
Combien nous coûterait sa sécurisation
Sur de savant calculs nous allons nous baser
Pour alors définir notre priorité

REF: Où y a d’la gène
Y a pas de profit
Mon pauvre ami
c’est ça la vie

Faites moi des émissions qui ne coûtent pas cher
Mais qui rapporterons un paquet de pognon
Faites des émissions violentes ou bien vulgaires
Pourvu qu’elles ne mènent pas à la réflexion
Contrôler par l’absurdité telle est notre mission
Abuser le badaud avec des jeux bidons
À l’approche des prochaines élections
Le C.S.A nous donnera l’absolution

Combien nous coûterait une petite guerre
L’opinion pourrait bien oublier mais affaires
Si demain je donne l’assaut à mon voisin
À grand coup de drapeau j’abuserai les miens
Quand ça coince et ça grince faut un bouc émissaire
Sur qui focaliser les opinions publique
au département com. ils font un boulot d’enfer
Libérons le pétrole avec l’argent publique

REF : Où y a d’la gène y a pas d’profit
Mon pauvre ami c’est ça la vie
Et si tu n’es pas né dans la mare aux nantis
T’as la gène et pas le profit
Où y a d’la gène y a pas de profit
Mais si tu n’es pas né dans la mare aux nantis
Faut rentrer dans le moule sans faire de détours
Faut rester dans la foule en attendant son tour

SAMANTHA (N.C.)

Samantha quand tu m’envoies
Tes cartes postales
Samantha quand je reçois
Tes phrases banales
Je sais ! ressentir entre les lignes
Le flot, de ta douceur féline
Samantha, ramène moi
Un bout de soleil
Ramassé sur une plage pareil
Aux photos, de tes cartes postales
Samantha ne m’oublie pas
Car du fond de ma prison
Samantha peux-tu croire cela?
Des oiseaux je n’entends plus le son
Dis moi, sont ils morts pour que l’on
Puisse avoir, la climatisation
Samantha, ramène moi un bout de soleil
Ramassé sur une plage pareil
Aux photos, de tes cartes postales
Samantha je n’y suis plus
Dois-je croire les journaux
Qui me disent que rien ne va plus
Aux niveaux, des accords de Kyoto
Le roi du monde aurait perdu le combat
Le grand gagnant serait le climat
Samantha, emmène-moi
Mourir au soleil
Allongé sur une plage pareille
Aux photos de tes cartes postales.

P’TIT GARS (N.C.)

Quelqu’un m’a dit mon petit gars
Si tu veux t’en sortir
Dans la vie c’est toujours comme ça
Il faut savoir souffrir
Fais ce que tu sais faire
Sans jamais te mentir
Fais ce que tu as à faire
Mon frère…

REF: Mets du reggae dans ta colère
De la soul dans tes artères
Garde le punk sur tes arrières
Pour affronter toutes les galères
Mets du reggae dans ta colère
De la soul dans tes artères
Garde le funk sur tes arrières
Pour affronter toutes les galères

Quelqu’un m’a dit mon petit gars
Si tu veux garder le sourire
N’écoute pas trop les rats
Ils quitteront le navire
Laisse parler ton coeur
Ta vie sera meilleure
Laisse donc la rancoeur
Ma soeur…

REF

Quelqu’un m’a dit mon petit gars
Comme toi y en a des tas
La vie te donnera
Ce que tu en feras
Fais ce que tu sais faire
Sans jamais te mentir
Fais ce que t’as à faire
Mon frère…

REF x 2

GANGSTA WORLD (N.C.)

Dans les jungle urbaines
Les requins se promènent
Sans amour et sans haine
Ils suivent leur chemin
Dévorant ça et là
Quelques têtes humaines
Poussées par leur instinct
Mues par l’appât du gain
L’homme est un loup pour l’homme
Et croque dans la pomme
Il souffre du syndrome
Dès qu’on y met la somme
Le même instinct du gain
Dévore l’humanité
Le flingue dans la main
Parlera le dernier

REF: It’s a gangsta
Gangsta world

Le sida tue l’Afrique
L’or noir tue l’Amérique
Dans le métro de Londres
Et les trains de Madrid
Le plastique s’attaque
À la démocratie
Rongée de l’intérieur
Par la filoucratie
L’intérêt des puissants
Minorité de glace
Aux malheurs des gens
Ne laisse pas de place
Unissons nos efforts
Pour changer notre sort
Pour sauver notre Terre
Et pour sauver nos pairs

REF

AUX URNES CITOYENS (N.C.)

Allons enfants de la démocratie
C’est un jour pour aller voter
N’oublions pas que la tyrannie
Par les urnes peut s’imposer
Entendez-vous dans ces électorales campagnes
Mugir de stupides constats
Qui sournoisement propagent le climat
De peur dans nos villes et nos campagnes
Allons enfants de tout pays
Allons ensemble frères et soeurs
Combattre pour la liberté chérie
Combattre avec ses défenseurs
Ne risquons pas d’autres Hitler
N’oublions pas que d’autres se sont battus
Aller voter doit être notre guerre
Cette guerre est notre vertu
Aux urnes citoyens, formez vos bataillons
Ecoutons, analysons : votons!
Aux urnes citoyens
Aux urnes citoyens
Aux urnes
Aux urnes

ENTREZ DANS LE REGGAE (N.C.)

Début année soixante c’est dans le studio one
Que le beat jamaïquain fusion au rythme n blues américain
La rencontre est brûlante et les vibrations bonnes
Le ska est né il ralentit pour enfanter le rocksteady
Dans studios aux dance floor c’est dans le sound system
Qu’en passant par le dub, le reggae a fait son chemin
Ses rythmes hypotoniques ses mélodies entraînent
Le reggae prend la première place
Dans le coeur des jamaïquains

REF: Entrez dans le reggae…

Début soixante dix, ces basses qui résonnent
Annoncent l’avènement du reggae des campagnes
Aux centres urbains
De Kingston à London, cyclone à Washington
Cheval de Troie à Babylon, le reggae reconnaît les siens
Aujourd’hui le reggae partout dans le monde est joué
Et ses ambassadeurs ont toujours les couleurs
Message universel, combattants de la liberté
Ses fidèles et ses soldats ont toutes les humeurs

REF: Année quatre vingt dix le reggae donne le ragga
Ça bouge sur la piste, le hip hop n’est pas loin de là

C’est le son d’aujourd’hui, c’est le soin d’hier
Troisième millénaire, le reggae est toujours en guerre

LA FEMME ALGÉRIENNE (N.C.)

Est l’avenir de l’homme
Le soleil se lève sur une nouvelle ère
À l’horizon ses rêves brisés par la misère
Ne laisse peu d’espoir pour une vie meilleure
Elle veut pourtant y croire, elle y met tout son coeur
REF: La femme algérienne est l’avenir de l’homme
La femme africaine est l’avenir de l’homme
Un message de paix dans ce monde de guerre
Et pour l’humanité, l’espoir d’une mère
Un message d’amour dans ce monde de haine
Femme algérienne, femme africaine
Que chaque destinée compte comme la sienne
Le monde le regarde dans le petit écran
Lutter pour sa survie, lutter pour ses enfants
Le pétrole et le sang et les fous qui menacent
Le règne de l’argent ne lui laisse pas de place

REF: Le fils a pris son fils, les militaires son frère
La guerre a pris son père, une bombe a pris sa mère
Femme algérienne, femme africaine
Que chaque destinée compte comme la sienne x2

DES FOURMIS ET DES HOMMES (N.C.)

Des milliards de fourmis et des milliards d’humains
Se lèvent le matin craignant le lendemain
Et chacun dans son costume lutte pour son destin
En mordant jusqu’au sang la première main qui vient
Dans ce monde qui sent la poudre qui sent la foudre

REF : Des milliards d’humains creusent leurs sépultures
En détruisant la Terre de multiple manières
Des milliards de fourmis subiront le futur
Que léguera l’humain à sa progéniture

REF

L’ONCLE JOEY (N.C.)

À l’enterrement d’oncle Joey
On aurait dû se retrouver
Mais par ce matin de janvier
Beaucoup à l’appel manquaient
Sans doute se sont ils retrouvés
Dans quelques bouges pour damnés
S’abreuvant pour ; l’éternité
À la mémoire d’oncle Joey
À l’enterrement, de l’oncle Joey
Finalement, je réalisais
À l’enterrement d’oncle Joey
La police n’était pas invitée
Ni de juge pour accompagner
Joey dans sa dernière virée
Comme le disait souvent Joey
Dans la vie faut pas se leurrer
Quand on vit sur les bas côtés
On finit toujours par payer

REF : Aux côtés de l’oncle Joey
Mon existence j’ai passée
Homme à tout faire à tout flinguer
Le crime était mon seul foyer
À l’enterrement des oubliés
Je serai sûrement le premier
J’’ai fait mon temps j’ai mon ticket
Au bataillon des suicidés
Je n’ai rien vu passer
Le film est terminé
Pas de seconde chance
Pas de seconde séance

REF

DEUX ANS A VIVRE (N.C.)

Le docteur me l’a dit d’un air batracien
Il vous reste deux ans et ce sera la fin
Il y a des millions d’humains qui meurent chaque matin
Un de plus ou de moins je n’y peux vraiment rien
Je suis donc resté là, la mâchoire décrochée
Méditant la tirade de cet homme éclairé
Sans oublier que je pourrai pour me consoler
Pour occuper le temps qu’il me reste à passer
Faire le compte de mes congénères infortunés

REF: Deux ans à vivre et le temps qui se tire
Dans un dernier soupir
Il y a toujours pire

Le médecin m’a dit d’un air hollywoodien
Pensez donc mon ami à vos contemporains
La chronique de la mort qu’il vient de m’annoncer
N’a aucun intérêt pour son autorité
Combien d’indonésiens et combien d’africains
Vont mourir d’une balle ou vont mourir de faim
Combien d’américains et combien d’irakiens
Chantent dans la chorale des destins incertains
Combien d’israéliens et de palestiniens
Combien d’européens et de sud-américains
Combien de londoniens et combien d’ukrainiens
Combien de mes voisins combien de mes cousins
Combien de mes frangins vont trépasser demain

REF: Deux ans à vivre il faut toujours crourir
Dans un dernier soupir
Il y a toujours pire

Mes amis sont partis visiter l’au-delà
Ou bien changer de vie tout en me laissant là
Attendre patiemment, inconfortablement
Le jour où sous la Terre je nourrirai les vers
Ce mec n’a pas de blé et va bientôt crever
Autant le suicider et s’en débarrasser
Ce mec est bien fini dans notre société
Il vaut mieux être mort et fortuné
Que mourant et désargenté

REF: Deux ans à vivre et le temps qui se tire
Il faut toujours courir
Il y a toujours pire

L’ENFER ET LE PARADIS (N.C.)

Je sens le bois et je sens le métal
Je me brûle les doigts cela n’a rien d’anormal
C’est du sang de mes veines que coule les accords
D’une vieille rengaine sur l’amour et la mort
C’est l’enfer, c’est l’enfer et le paradis
D’une manière, qui donne un sens à la vie
Je trace mon chemin à coup de décibels
J’ai six cordes à mon arc, des riffs à la pelle
Génération low cost non préposée aux postes
Ma rime est bon marché, mélodies soldées
Des victoires de la musique je n’ai pas la pratique
Et dans l’arrière salle des bouges enfumées
J’entends parfois les sirènes du secours catholique
Carillonnées si fort que j’en serais troublé
Beaucoup d’années passées à écumer l’asphalte
Du café d’à côté jusqu’à l’île de Malte
Enregistrer, tourner sans jamais une halte
De La Marsa : Tunis jusqu’ aux pays baltes
Les images sortant du tube cathodique
M’indiquent que mon sort n’est pas des plus mauvais
En parcourant ce monde aux secousses chaotiques
On apprend, apprendre à espérer
Dans cet enfer, cet enfer et ce paradis
Cette manière, qui donne un sens à la vie
Que le spectacle continue
Faites en sorte que ces clowns fourbus
Animent la nation de funestes chansons
Mettez donc du poison, au fond de leur bocal
Que l’on puisse avoir les obsèques nationales
De toutes rebellions et de tous trublions.

 

Retombées Presse


 

ROCK N FOLK (H.M.) – Avril 2008

Les Ejectés de Limoges sont une petite institution dans le domaine de l’autoproduction. Ainsi ils ont fondé leur petite structure, tournent régulièrement et se battissent sur la longueur une discographie consistante. Leur nouvel album célèbre comme les précédents un mélange reggae-ragga pimenté de rock qui se peaufine avec l’age, à l’instar du morceau phare, »mon manager »

LA MONTAGNE (Florent Pétoin) – Novembre 2007

Entre engagements et poésie: Deux ans après « Nightklubup » et dix sept ans après un premier album intitulé « glauque city tej », Éjectés sort aujourd’hui son 10éme disque « L’enfer et le paradis ». Il dépeint les deux visages, les cotés purs et obscurs de la société. Le groupe limougeaud, qui s’apprête à souffler dans quelques mois ses 20 bougies, n’a rien perdu de son engagement. Les textes écrits par le chanteur et guitariste Steff Tej rappellent a chacun à sont devoir de citoyen, avec « aux urnes citoyens » et affirment que « la femme algérienne est l avenir de l’homme ». Le portrait au vitriol de « mon manager », ainsi que les titres « y a pas de profit », « gangsta world » , « deux ans a vivre » et » l enfer et le paradis » dénoncent de manière acide le pouvoir dévastateur de l’argent et autres dérive de la société. Sur certaines chansons, comme « samantha », « p’tit gars » et « l oncle joey » la plume de l’auteur se fait plus poétique. La musique oscille alors d’ un style planant a un son plus électrique, accompagnant parfaitement les textes, avec la présence remarquée de choeurs feminins. Le 16 titres comporte en outre une étonnante reprise de « walking on the moon » de The Police, ainsi que des versions dub de « samantha », « aux urnes » et « mon manager ». L’album est a découvrir d’urgence.

LE POPULAIRE DU CENTRE (Jean-françois Julien) – 9 Novembre 2007

Un purgatoire « péchu »! « J irais au paradis car l enfer est ici » écrivait le dramaturge Xavier Duringer. Figure historique du groupe « Éjectés », Steff n’est pas loin de penser la même chose. A la fois sombre et lumineux, porteur d ‘espoir et d’ angoisse, le cinquième album studio, le dixième si l’on compte les lives et les compils, souffle le chaud et le froid. Rien de mieux pour faire circuler le sang, faire battre un peu plus la boite a rythmes. Et ce coup çi , on frôle la crise de tachycardie. Les fidèles de la première heure trouveront ce disque plus « péchu » encore que les précédents. Si l ‘esprit reste reggae, le ska core, le rock et le punk s’impose naturellement. Composé de huit musiciens, l ‘équipe instrumentale a été transformée. De nouveaux talents se sont greffés aux anciens. Steff reste bien sur le maitre d’œuvre de cet ouvrage. Ennemi de l’intolérance et du racisme, il crie plus fort sa colère et son indignation. « la femme algérienne est l’ avenir de l ‘homme » constitue l ‘un des titres phares de ce CD. Il s’agit d’un message d’amour dans ce monde de haine. L’humanité doit croire en l’espoir d’une mère. « Ce sujet me touche beaucoup. Je suis satisfait de ce titre. Si les femmes, et notamment celles des pays d’Afrique, atteignent le même statut que les hommes, la société se métamorphosera » souligne le compositeur charismatique du groupe. « aux urnes citoyens » est un peu le tube du CD. Ce titre composé l’année dernière incitait les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. Traumatisé par le scénario de 2002, les « ejectes » ont lancé la chanson sur les chaines nationales. France inter,la télévision parlementaire et bon nombre de radios locales l’ont diffusé. Enregistré chez « sonic studio » , cet album est arrivé lundi dans les bacs. Sa sortie est accompagné d’une série de concerts. le 1er décembre, le combo limougeaud se produira ainsi sur la scène du centre culturel John Lennon. les 8 et 9 décembre ils prendra la direction de Majorque, puis rejoindra la Pologne, la République Tchèque (ou il compte de nombreux fans) et la Hongrie, où il se produira pour la première fois. L’année prochaine, les « Éjectés » célébreront leur 20 e anniversaire. C est en effet le 21 juin 1988, place St Aurélien à Limoges, que l’aventure a commencée.

L’ECHO (Jacques Morlaud) – 10 Novembre 2007

Les Éjectés en super forme: ça balance toujours avec les « éjectés ». Steff, leader du groupe et ses complices sortent ces jours çi un nouvel album « l enfer et le paradis » qui sera interprété en live au CCM John Lennon le samedi 1er décembre. La couleur reste reggae-ragga-ska-dub. Une musique chaleureuse et généreuse si puissamment soutenu par les cuivres. On retrouve notamment les deux singles « aux urnes citoyens » sorti il y a quelques mois et « mon manager ». A l ‘exception de « walking on the moon » (reprise arrangé du groupe Police), toutes les chansons sont écrites et interprétées par Steff. Avec un langage simple et franc, il évoque les ravages du profit, les inégalités à travers le monde, rappelle que « l ‘homme est un loup pour l ‘homme » (gangsta world), rend hommage au reggae colporté par ses « combattants de la liberté », met a l ‘honneur la femme algérienne (« la femme algérienne est l avenir de l ‘homme ») en train de résister face a la guerre, au terrorisme-un véritable message d’amour,d espoir et de paix… Steff diffuse a la fois de la révolte et de la sagesse (« p’tit gars ») et un fort message humaniste. Un album riche musicalement, qui sonne a merveille, avec la participation de vingt musiciens. A noter le clip vidéo « mon manager » qui clôt l’album.

INTRAMUROS (Master Roy) – Novembre 2007

Ça fait des années que les limougeauds d’Ejectés distillent leur rocksteady à coup d’albums imparables et de concerts remuants et torrides. Voici la récolte 2007 et encore une fois, le groupe séduit les afficionados avec ses sonorités groovy à souhait et son joyeux mixage de ska, dub, reggae et rocksteady; et comme a son habitude, Éjectés a mis le paquet coté son. Quant aux textes, Steff y va toujours de sa plume amère et contestataire.

FRANCOFANS (Nicolas Claude) – Décembre 2007/Janvier 2008

Tant que les Éjectés dissémineront leur vibes, la réputation du reggae français n’est pas en danger. Bientôt 20 ans qu’ils nous ravissent avec leur musique teintée de reggae,de soul et de rock. Avec des chœurs omniprésents et des textes toujours orientés sur la politique et la liberté, on retiendra des mélodies particulièrement inventives et entrainantes (…) en résumé, L’enfer et le paradis est un disque imprégné de chaleur, aux discours actuels (…) la formation de limoges n’est pas prête de se faire éjecter de la scène française…

LE TEMPS DESARTICULE (Jef) – 25 Novembre 2007

La musique de ce dixième opus des limougeauds est un savant et entrainant mélange de reggae, ska, soul, funk et rock dont le combo de Steff Tej à le secret. D un titre a l’autre, les paroles de Steff, chanteur des Éjectés depuis l’origine, mettent le doigt sur les travers de l ‘humanité, les injustices de notre bas monde, avec intelligence et une bonne dose d‘humour…

ZICAZINE (Fred Delforge) – 18 Octobre 2007

À l’approche de ses vingt années d’existence, le combo le plus coloré du limousin remet les pieds dans le plat et nous explose à la face une de ces rondelles dont il a le secret, une de celles qui ont su une fois de plus tirer parti des expériences acquises sur les routes de toute l ‘Europe et à rassembler le versant engagé du groupe sans mettre en retrait son coté plus festif !

L’ECHO (Jerome Davoine) – 28 Novembre 2007

L’enfer et le paradis fait montre d’une belle unité malgré sa grande variété de style. Avec une pate très originale et une formule guitare -cuivres-synthé qui trouve là sa plénitude. Et un véritable tour de force quand on sait que la joyeuse bande des Éjectés est éparpillée entre Paris, Bordeaux, Toulouse et Limoges.

DO THE DOG (uk) – Décembre 2007

This band was formed way back in 1988 and like a fine french wine, they continue to mature beautifully with age. The Ejectes sound revolves around a groovy fusion of trad ska/rock/reggae styles, injected with free flowing male rapped vocals and soulful female backing vocals. This is their best release to date.

ArrowArrow
ArrowArrow
Francofans - Décembre 2007/Janvier 2008
Slider