Steff Tej en concert

Live at Home

Jaquette de l'album Live at Home - 2001

Live at Home

Année de production : 2001

Nombre de pistes : 20

Liste des titres :


International Reggae Ragga Dub (3:54)

International reggae ragga dub (X4)
Le sound system
Balance la sauce
Les pieds se chaussent
Et se déchaussent
Les hanches balancent
Et se déhanchent
Noires et blanches
Sur la piste de danse
Les odeurs montent des calumets
C’est parti pour la danse de la paix
International Reggae Ragga Dub (X4)
Le MC system balance sa prose
Il est temps pour toi de faire la pause
Même si je sais tout n’est pas rose
Tout arrive à celui qui ose
Si tu as envie de l’inviter
N’attends pas que le show soit terminé
International reggae ragga dub (X4)
Cette nuit ta vie est dans le sound system
Demain t’auras le temps pour tes problèmes
Sur les fauteuils plastiques de l’assedic system
Tu verras dans le fond la vie est un poème
International reggae ragga dub (X4)

Don’t Bogart That Joint (3:03)

Don’t Bogart that Joint, don’t Bogart that Joint
Sur les coups des deux heures et demie,
Au moment fort du show se vidaient les demis,
Monsieur Meji était assis sur le rebord d’un ampli,
Assis, assoupi, assoupli, les lèvres coincées sur un kesti.
Je sais que c’est pas une vie,
De faire le con toutes les nuits.
Assis, assoupi, assoupli, les lèvres coincées sur un kesti,
Je sais que c’est pas une vie
de faire le con toutes les nuits,
De décharger, de tout monter, de balancer et de jouer,
De démonter de recharger et de temps en temps de bouffer.
Il a tellement d’étoiles l’hôtel qui nous attend ce soir,
Il a tellement d’étoiles qu’ils les ont planquées sous le comptoir.
Dans la salle enfumée, les lumières allumées,
Nous donnaient le signal qu’il fallait écourter la soirée.
Tout le bar pogotait sur les beats reggae,
Et la bière s’écoulait à flot dans les gosiers.
La sono rendait l’âme sous les skanks des claviers,
Mais le show était à son point de loin le plus haut,
Les basses ramassaient, les aigus fusillaient,
Mais le show était à son point de loin le plus chaud.
Pass me the pipe, pass me the Pipe…

Ragga Protest Song (4:21)

Oui c’est le ragga protest song qui te balance de positives ondes
Le ragga protest song il est fait pour toi, pour lui pour tout le monde,
Le ragga protest song qui te balance de positives ondes,
Le ragga protest song on l’écoute un peu partout dans le monde.
Le ragga protest song il nous vient tout droit de Jamaïque,
Influencé au début par les musiciens noirs d’Amérique ;
Du calypso au mento, du ska au reggae électrique,
Maintenant voilà le ragga qui donne de nouvelle répliques.
Refrain : Ragga protest song, this is the ragga protest song
Ragga protest song, this is the ragga protest song
C’est le ragga protest song qui n’aime pas la politique,
Les guerres de religions et tous les conflits ethniques
Qui donnent des situations de plus en plus dramatiques
Où les haines et les craintes appartiennent à des sentiments antiques.

REF : C’est le ragga protest song qui n’aime pas la politique,
Et tous les faux semblants de nombreuses actions diplomatiques,
D’un système manipulant et manipulé par le fric,
Où puissance et pouvoir restent les motivations uniques.
Certains pays s’entre-tuent à coups de chars et d’automatiques,
Vendues par des pays riches qui sont de tous les trafics,
Et qui pour donner la mort trouvent toujours de nouvelles techniques,
Pour développer le marché de l’armement technologique,
Ils vendront bientôt à tous des kits de bombes atomiques,
Et comme aide humanitaire des sacs mortuaires en plastique.
La guerre c’est des gens qui s’entre-tuent qui ne se connaissent pas,
Dirigés par des gens qui se connaissent, mais ne s’entre-tuent pas.

REF-bis : Il y a de gros trafics qui rapportent beaucoup, beaucoup de fric,
Et quelques gros trafiquants qui ramassent beaucoup,
beaucoup d’argent ;
Avec l’argent de l’héro et l’argent de la coco,
C’est la coco-corruption de la classe poli-politique.
Pendant que certains trafiquants, de très haut très haut niveau,
De drogues dures en tout genre, fournissent tous les créneaux.
La police court après les petits dealers de sensi,
Et n’inquiéte jamais trop les gros revendeurs de pedo.
Le dollar est un passeport pour passer les frontières sans efforts x2

REF
Couplet 1

Soul Vibrations (4:15)

Everybody, everybody move, Everybody, everybody groove
Faites le choix de votre partenaire,
C’est un pas en avant et un pas en arrière,
Entrez dans la danse, entrez dans la transe,
Entrez dans le pouvoir, dans le pouvoir des sens.
La sono travaille dans les bonnes fréquences,
Mets ton esprit sur la bonne impédance,
La musique te donne la bonne cadence,
Bouge ! Délivres toi de tes souffrances !
Quelle que soit ta couleur, quelles que soient tes humeurs,
On a tous dans le corps le même sang, le même coeur.
Je ne suis qu’un émetteur qui essaie d’être à l’heure.
Difficile labeur par ces temps de douleur.
La musique, langage universel,
N’a pas besoin de castes, pas besoin de querelles,
En pratique, quelle que soit la chapelle,
Le bon et le mauvais représentent un large panel.

Bad Boy (3:30)

Il a vu tous tes films avec Al Pacino.
Dans la rue il marche comme Robert de Niro.
Avec une moto il se prend pour Marlon Brando.
Le Bad boy dans le quartier n’était pas un cadeau.
Bad boy, bad boy, bad boy!
Il ne porte pas de gun, ne porte pas de couteau,
Ne fait pas dans la coco et pas dans la pedo.
Il est toujours on the run en passant au bistrot,
Le bad boy dans le quartier est un grand mafioso.
Bad boy, sous le soleil de Miami.
Bad boy, avec une fille à Paris.
Bad boy, pour la mafia en Italie.
Bad boy, ne te fais pas de soucis.
Non, pas de souci pour le Bad boy.
Le bad boy tous les matins regarde la météo,
Pour savoir ce qu’il va pouvoir se mettre sur le dos.
Il a un carnet d’adresse rempli de numéros,
Mais à toutes ses maîtresses, il préfère Columbo.
De Silvester il n’a pas les pectoraux,
Mais il a le regard à la façon Rambo.
Il porte du XL pour planquer ses abdos,
Le Bad boy tout petit n’était pas un cadeau.

TV Box Office (4:04)

This is the TV The TV box office
Avec l’information je trouve qu’il y a déviation,
Une drôle de mutation nous fait poser les mauvaises questions,
Pour le nouveau jeu TV gagner avec l’info.
Le public en délire est prêt chaque soir à miser gros,
Pour quel événement maintenant allez-vous jouer,
À quelle catastrophe en direct allez-vous assister
Un télex nous annonce qu’une guerre a éclatée,
On réclame le super bingo pour cette partie serrée.
This is the TV box office
Call the TV not the police this is the TV…
Le dernier jeu télé bat les records du box office
Directement relié aux voitures de police.
Si un soir le journal est calme rien jamais ne sera factice,
Nous créerons l’événement il y aura 100% de risque
: Combien de victimes pour cet accident attristant,
Pour ce volcan qui s’allume ou ce bateau qui a sombré.
À ma droite on me dit cent, à ma gauche on me dit trois cents ;
Pour le super gagnant super lot une super télé,
Un appel nous fait part qu’une nouvelle émeute a éclatée,
On réclame le super bingo pour cette partie serrée.
This is the TV box office
Call the TV not the police this is the TV……
Le dernier jeu télé bat les records du box office
Si en bas de chez vous il y a un mort ou un cataclysme,
N’appelez pas les pompier n’appelez pas la police,
Téléphonez à la télé en premier vous allez passer
Combien de victimes pour cet accident attristant,
À ma droite on me dit cent, à ma gauche on me dit trois cents;
Je dis qu’avec l’information il y a déviation,
À qui profite cette solution du contrôle par l’aliénation.
À qui profite cette solution,
Du contrôle par l’aliénation.
This is the TV the TV the TV box office . . . . . .
Brother and sister move your ass
and listen
The Jericho’s trumpets

Aaoaoaa (3:00)

Voici la véritable histoire vraie d’un type qui avait pris un cachet
Mais les cachets c’est mauvais et le type était malade à en crever
Et il ne savait plus où il allait et il ne savait plus où il était
T’aurais pas du prendre ça A A O A O A A
Dans ta tête plus rien ne va A A O A O A A
Perdu dans la foule, les murs s’écroulent
A A O A O A A AAOA OAA AAOA OAA

Je cours (2:21)

Fight Back (3:28)

T’occupe pas de ce qu’ils disent ou font
Quand ils te donnent un coup de blues
Soigne ta gauche soigne ta droite
Jamais ne tombe
Jamais ne sombre
Fight back
Come back
Prends toi en main
Ne tourne pas le dos
Fais ton chemin
Ne sois pas idiot
Soigne ta gauche soigne ta droite
Jamais ne sombre
Jamais ne tombe
Fight back 000
Come back
I said fight back 000
Come back
T’occupe pas de ce qu’ils disent ou font
En toi tu trouveras toutes les solutions
Laisse pas passer les mauvaises vibrations
Regarde du côté des nouveaux horizons
T’occupe pas de ce qu’ils disent ou font
Les laisser te blesser c’est leur donner raison
Soigne ta garde, à toi de toute façon
D’être prêt pour le show et d’en avoir raison

Gangsta skanka (2:21)

54.46 (part 1)

Odile (4:36)

Je te rends ton sac et tes larmes de crocodile, Odile.
J’ai vidé le mien et me sens beaucoup bien.
Je reprends mon arc et mes livres de Buff Alo Bill,
J’arrête de jouer à tes jeux de crétin.
J’ai mis mon blazer et mes chaussures de ville, Odile.
Il n’y a dans mes poches que mes mains.
Je suis reparti pour une nouvelle vie civile,
Demain je ne serai plus des tiens.
T’es difficile, tellement difficile, Odile,
C’est difficile, tellement difficile.
Je te rends les clés de ton automobile, Odile.
Je te laisse mon vélo et mes patins.
Tu vivras sûrement beaucoup d’autres idylles, Odile.
Et de moi tu ne garderas jamais rien.
Comme Robinson je repars dans mon île, Odile.
Tes coups de téléphone n’y pourront rien.
Je m’envelopperai dans la fierté de mon exil,
Et tu n’y pourras plus jamais rien.
Je te rends ton sac et tes larmes de crocodile, Odile.
J’ai vidé le mien et me sens beaucoup bien.
Je suis reparti pour une nouvelle vie civile,
Demain je ne serai plus des tiens.

Rocskaroots (3:09)

Tous les timbrés de la Terre vont danser le rocskaroots
Tous les timbrés de la Terre vont danser entre deux mousses
Tous les gosses de la Terre vont danser le rocskaroots
Tous les gosses de la Terre vont danser entre deux mousses
Le rocskaroots c’est l’anti-soupe
Le rocskaroots est fait par tous
Le rocskaroots ça éclabousse

Soweto’s Bruning (2:10)

Soweto’s burning
In the ghetto
Soweto’s burning
Of Soweto
Soweto’s burning
In the ghetto
Soweto’s burning
Trouble and heat

Merci. Merci. (3:18)

Hip Hop Reggae (3:04)

We come from Limoges, little Kingston
Où parait-il la locale foisonne.
We come from Limoges, little Kingston,
Du terrain vague à côté de la zone.
Les odeurs montent des calumets,
C’est parti pour la danse de la paix.
To the hip, to the hop,
To the hip-hop reggae!
On aime le voyage, les basses qui résonnent,
Balancez le moove, balancez le groove.
Le hip hop reggae combat Babylone.
Pour sauver la planète et la couche d’ozone,
La tribu parcourt le pays,
De ville en ville, plante le tipi.

My Baby Just Care for Me (n.c.)

Raggacronyme (3:15)

Je suis né au C.H.U.
À côté d’une Z.U.P.
J’ai été au C.P
Quitté avant le L.E.P.
Sûr que dans mon C.V
Y’aura jamais le B.A.C.
Sûr que dans mon C.V
Y’aura jamais le B. E. P.
Je n’ai pas le profil V.R.P
Je n’ai pas le style P.D.G.
Pas de porte flingue à mon Q.G.
Je ne travaille pas pour les R.G.
Je vis en P.C.V.
De C.E.S. en T.U.C.
Patiente aux A.S.S.E.D.l.C.
Pointe à l’A.N.P.E.
Je prends pas le T.G.V.
J’ai pas la T.V J.V.C.
La facture E.D.F.
Relève de la S.F
Je me sens un peu perdue,
Au milieu de tous ces M.O.T.S.
Je lance un S.O.S. à mon A.S.
Pour ne pas finir en Q.H.S.
Je suis né au C.H.U.
À côté d’une Z.U.P.
Je vis en P.C.V
De C.E.S. en T.U.C.
D’après la S.O.F.R.E.S.
M’explique t’on chez mon A.S.
À la fin de mes droits C.A. F.
J’aurai la mention S.D.F.

La Voix Du Coeur (n.c.)

54.46 (Part 2)

Retombées Presse


442eme rue – N°44

Les Ejectés doublement chez eux comme ils le disent, puisque enregistrés sur scène et à limoges. Une sorte de bilan de 13 années de bons et loyaux services rendus à la planète reggae-ragga- ska. Au fil du temps, les Éjectés sont devenus une redoutable machine à groover et à skanker, ce live est là pour en apporter un nouveau témoignage. Affirmé et ouvragé au cours d’une tournée marathon, le spectacle des Ejectés, en ce 20 octobre 2000, était parfaitement au point et mûr pour un enregistrement à chaud qui manquait encore à leur disco. Mission accomplie donc, qui nous permet de les retrouver dans leur élément naturel, la scène, la sueur, l’énergie, le feeling, le combat face à son pire ennemi, soi-même. Rassurez-vous, ils en sortent vainqueurs haut la main, avec une facilité et une aisance qui frisent l’insolence tant leur musique parait naturellement leur suinter des doigts et des pores. Certes, il faudra probablement attendre leur prochain album studio pour voir dans quelle direction ils vont désormais diriger leurs pas, cet album n’apportant aucune surprise, offrant juste une vingtaine de titres sublimés par la scène, ce qui n’est déjà pas rien, vous l’avouerez.

491 – Mensuel Lyon – Octobre 2001

Depuis Gangsta Skanka (97, réédition en 2000), les éjectés se sont fait discret côté production discographique. S’offrant plutôt une méga tournée qui les a baladés à travers la France, mais aussi un peu partout en Europe. Les revoilà prêts à dégainer, avec en poche une petite galette, précautionneusement enregistrée chez eux à Limoges à la fin de leur virée des scènes. 20 titres live qui sentent bon leur musique, pimentée juste ce qu’il faut. Le collectif limougeaud fait dans le ragga-dub, largement humecté à la soul et saupoudré de rock. Ils n’ont certes rien inventé, mais un groove omniprésent donne vite des fourmis dans les jambes. On retrouve quelques-uns des titres forts qui ont marqué leur carrière,tels Ragga Protest Song, Bad Boy ou Gangta Skanka. Bien sûr, toute l’essence de leur musique est palpable : des cuivres au taquet, les guitares rock, souvent funky, les chœurs soutien de tous les instants. De toute manière, les éjectés n’ont jamais cherché à poser, ni à postuler pour une image tendance Kingston, ils sont eux, mélange détonnant de textes engagés, bonne humeur chaleureuse et d’un solide sens de la fête. Rythmique emballée sur Rockskaroots ou soweto’s burning, pulsation jouissive sur Odile, skank syncopé de Fight back. On peut reconnaître un vieux Toots 54.46 ou encore la reprise speedée de My baby just care for me. Un album joyeux qui met du beaume au cœur. Anne Hugue

RAGGA MAGAZINE – N°23

EXISTANT DEPUIS 1988 (!!!), LES ÉJECTÉS N’ONT JAMAIS LÂCHÉ L’AFFAIRE, SORTANT QUATRE ALBUMS ET TRAVERSANT DE NOMBREUSES GALÈRES. BILAN EXPRESS À L’AUBE DE LA SORTIE D’UN ALBUM LlVE ET D’UNE VIDÉO.

« Cela fait trois ans qu’on a le projet de sortir un live et nous avons dernièrement eu l’opportunité de le faire. C’est aussi un aboutissement des quatre années qu’a duré la tournée Gangsta Skanka. On a beaucoup tourné sur le méme set. Ce disque va aussi nous permettre de passer à autre chose. On passe énormément de temps sur la route. La vidéo a été tournée avec des bouts de ficelle et du système D. On essaye de faire du mieux possible pour que ça tienne la route ». Leur précédent disque, Gangsta Skanka, s’est retrouvé en licence chez Warner pour une courte pério- de: « Ça a été assez rapide. Au bout de quatre mois, ils savaient déjà qu’ils ne nous garderaient pas. Le label a déménagé, la moitié du catalogue a été liquidé et ils nous ont rendu notre contrat. Si on avait vendu deux millions d’albums ils ne nous auraient sans doute pas virés. On pensait vraiment avoir trouvé un label avec lequel on aurait pu travailler sur du long terme. Ce qui nous aurait permis de nous occuper un peu plus de la musique et un peu moins de l’extra-musical : la promotion, la recherche de dates de concerts… De toute façon, si on a envie de faire quelque chose, on n’at- tend pas qu’un label ou qu’un tourneur vien- ne nous voir pour se lancer. Il est vital que les groupes se prennent en charge sur pas mal ce niveaux comme du point juridique, ne serait-ce que pour ne pas signer n’im- porte quoi ». Après plus de huit cents concerts un peu partout en Europe (Alle- magne, Pologne, République Tchèque, Espagne, Italie…), l’envie de jouer semble toujours aussi présente: « C’est une manière formidable de nous recharger au niveau humain. On aurait sans doute pas continué le groupe aussi longtemps si on n’avait pas vécu ces expériences dans d’autres pays. C’est la scène qui t’amène à la scène. On a toujours envie de continuer à jouer même si nous aurions également envie de pouvoir nous poser un moment pour pouvoir écrire et nous reposer un peu, ce qu’on n’a prati- quement pas réussi à faire depuis dix ans. En fait, on se régénère essentiellement sur la route. Depuis nos débuts, il y a eu pas mal de changement dans la composition du groupe: 13 ans d’Ejectés, c’est éreintant ! Multiplier les concerts, ça t’apporte beau- coup mais ça te prend également. Il y a tout de méme un noyau dur et constant dans le groupe depuis plusieurs années » . Par Franck Black

PAVILLON 36 – N°50 – Nov/Dec 2001

Quoi de plus logique pour un groupe qui collectionne plus de 800 concerts en 10 ans, que de sortir un live. Et en plus, quand on connaît LES ÉJECTÉS, ont peut être sûr que l’on va avoir droit à un travail de qualité. Eh bien c’est bel est bien la cas avec « LIVE AT HOME ». Au titre, on devine que l’ enregistrement de ce live s’est passé à Limoges, au CCM plus précisément, le 20 octobre dernier. 21 titres où Steff TEJ , entouré d’une dizaine de musiciens, délivre en pleine forme un ragga/reggae/soul/ska/steady ….. comme ils ont déjà su si bien le faire lors de leurs quatre précédents albums. Une vidéo d’excellente qualité au niveau du son et de l’image, a également été enregistrée ce jour là et vous est disponible.

MUSICAST

LES EJECTES – LIVE AT HOME – REC-PLAY

Si vous ne connaissez pas les Éjectés et que vous aimez les Sound system, reggae, ragga, rhythm’blues, précipitez-vous ! Ils ont effectivement remplacé peu à peu le ska des débuts (pas complètement). Sur scène, c’est en grande formation que se présentent les Éjectés pour parler le langage universel, celui de la musique. C’est cool, tranquille, drôle aussi. Toujours des cuivres, des guitares électriques et l’énergie positive que l’on ressent lors qu’on les voit, pour de vrai. D’ailleurs une vidéo de cet enregistrement est disponible pour bénéficier du visuel en plus du plaisir des oreilles. Que demander de plus ?

VINYL – N°31 – Septembre/Octobre 2001

Les grand classiques des « Tej.. ne sont évidemment pas oubliés: Soweto’s Burning, Fight Back, Bad Boy, Soul Vibration, TV Box Office, l’addictif Rocskaroots, un Raggacronyme très différent de l’album Gangsta Skanka et l’hymne Ragga Protest Song dont je te rappelle ce leitmotiv qui, compte tenue de l’actualité brûlante, prend aujourd’hui une couleur particulière : « La guerre, c’est des gens qui s’entretuent, qui ne se connaissent pas Dirigés par des gens qui se connaissent mais ne s’entretuent pas… » Confondant, non ? De quoi chauffer, s’il en était encore besoin, cette pleine Usine à Chapeaux où les fidèles du groupe semblent être venus nombreux. Sans parler des curieux visiblement attirés par l’ambiance festive des Éjectés….

Rappel Disco « Tej »
Après plus de 800 concerts en France, Italie, République Tchèque, Islande, Tunisie, Allemagne, Espagne, Pologne, Canada, etc, c’est finalement à Limoges, en octobre 2000 que fut enregistré le spectacle (qui a dit que nul n’était prophète en son pays ?) dont nous avons reçu le CD Live At Home en avant-première, c’est-à-dire en copie faite par les intéressés eux-mêmes (nul piratage, donc). Souhaitons que le CD officiel gomme les « blancs » inter-plage peu compatibles avec un album « Live » et que, à l’heure où tu liras ces lignes, sa distribution soit effective! Pour le reste c’est aussi jouissif que le spectacle du 9 février et presque aussi complet (manque la reprise de 007). De quoi inciter à la réécoute du back-catalogue (voir ci-contre) et se replonger dans le ragga-reggae-ska-soul-rock-dub multicolore des « Tej ». Ce que j’ai d’ailleurs fait…

ROCKSOUND – 2002

USUAL SUSPECTS

Le Limousin salue enfin le premier album live de son plus ancien groupe, Éjectés. « Live At Home » arrive à point pour ceux qui auraient manqué l’un des 800 concerts que la joyeuse troupe a donnés ces quinze dernières années.

LES ÉJECTÉS EN QUESTION SONT AU NOMBRE DE NEUF ET C’EST LORS D’UN COURT VOYAGE DANS LA CAPITALE QUE NOUS AVONS PU RENCONTRER LA JOYEUSE PETITE TROUPE.

Franck, batteur, et Stéphane, chanteur, ont gentiment accepté de parler de « Live At Home ».
– « On aurait voulu le sortir plus tôt mais alors que tout était prêt en décembre 98, mais on a dû reporter le projet à plus tard. » C’est donc pour la rentrée que vous pourrez trouver ce premier live accompagné d’une vidéo. « Enregistrer la vidéo et le son en même temps nous a contraints à tout faire le même soir. En fait, il s’agit d’un seul concert (. . .) Mais du fait que l’enregistrement ait été retardé, la tournée Gangsta Skanka a commencé en 1997 et s’est achevée après l’enregistrement du live fin 2000. »
« Live At Home » est l’aboutissement d’un travail de trois ans et retrace le parcours musical des Éjectés depuis 1990. « C’est aussi un peu un ‘best of’ de tous nos disques. Le retard s’est révélé être positif car le track-Listing a évolué et on a essayé de garder le meilleur, un instantané d’Éjectés. » Le concert durant 2 h 15 à l’origine, 21 chansons ont été conservées. Sur la version finale, on retrouve l’excellent « Bad Boy » tiré de « Gansta Skanka » sorti en 2000 chez Tôt ou Tard (un label de Warner). Nous abordons le sujet puisqu’après un an de bons et loyaux services, Éjectés doit quitter le navire. « II y a eu une restructuration et le label a dû se séparer d’une partie de ses artistes. Nous étions parmi les derniers arrivés, c’est dur mais compréhensible. L’important est d’aller de l’avant à présent. On aurait préféré travailler avec eux sur du long terme mais ça fait partie de l’aventure. » Cela étant, malgré les déboires, la suite ne devrait pas tarder à voir le jour…

SKANEWS – N°53 – Septembre/Décembre 2001

EJECTES : LA VOIX DU CŒUR

J’écoute les Éjectés depuis des lustres. J’ai eu la chance de vivre toutes leurs périodes musicales, du » Rockskaroots » de la fin des années 80 aux rythmes plus variés d’aujourd’hui… Du look perfecto / mèche rebelle aux chemises et baskets. . . pas de rides, pas de lassitude. . . Cette formation a un petit quelque chose qui la place tout en haut du panier de la scène musicale française. Ce petit quelque chose, c’est’ sans aucun doute l’ouverture d’esprit et la liberté, celle avec un grand L. Liberté de choix, Liberté des styles, Liberté de mouvement, Liberté de faire son chemin loin des stéréotypes tracés par l’industrie musicale d’aujourd’hui. Cette formation peut être fière de son parcours, ces morceaux tiennent véritablement la route et parlent de choses qui touchent chacun d’entre nous. Éjectés a toujours porté un soin particulier à la réalisation de ses disques, que ce soit en matière de compositions, textes, enregistrement ou mixage. La qualité a toujours été au rendez-vous. Ce » Live » qui vient de sortir en C.D et vidéo en est encore une preuve. Quelle claque! Le Reggae danse avec le Hip Hop, le Ska flirte avec la Soul et le Rock. L’originalité, l’émotion et l’énergie sont réunis pour notre plus grand plaisir. . . Le disque de l’année ? Yes sir !

L’ÉCHODU CENTRE

Enregistrée à Limoges, la version « vivante » des Éjectés arrive dans les bacs. Une double production (CD et Vidéo) qui illustre la démarche d’un groupe imprégné d’indépendance et sans cesse régénéré par la scène. L’art de vivre en « Iive ». Une longue route , faite de plus de 800 concerts. C’est ce qu’il aura fallu aux Éjectés avant de sortir leur premier album enregistré en public. Un CD et une vidéo de 73 minutes qui résume de manière énergique les treize premières années d’un groupe limougeaud devenu incontournable. A peu près partout en France, en Europe (Italie, Allemagne, Islande, Pologne, Espagne, République Tchèque), mais aussi au Maghreb ou en Amérique du Nord, les Éjectés sont partis porter la bonne parole du ska-reggae-ragga dans le monde entier. Mais après ces multiples périples musicaux, les « Téj » ont choisi leur « chez-eux » pour fixer sur bande un peu de ces moments réputés imprenables. Et quel meilleur endroit pour cela que le CCM John-Lennon puisque Les Éjectés y jouaient déjà, du temps où le lieu s’appelait l’Auditorium. Séance spéciale d’enregistrement en octobre dernier pour un concert qui dope les vingt titres sélectionnés de toute l’énergie scénique. « Depuis nos débuts, le public s’est renouvelé même s’il y a toujours une base de fidèles. Les gens qui viennent nous voir restent assez jeunes. » Conduite chaloupée et accélérations foudroyantes pour un public au diapason. L’enregistrement permet en tout cas, aux anciens et aux modernes, de retrouver des sons familiers. Des secousses syncopées de Rocskaroots, au cuivres omniprésents des Bad Boys, de l’Internationale reggae-ragga dub aux re- prises de rigueur (54-46 et My Baby just care for me), l’ensemble ne pouvait que tenir la route. Mieux, il combine une conduite chaloupée le long des soul vibrations, ( devenues peu à peu marques de fabrique d’une formation pourtant née un jour de grand ska), et des accélérations foudroyantes, qui enflamment une salle au diapason. Mais si le public a pris un coup de jeune, si la musique s’est faite plus enrobée, il est une chose immuable, c’est l’esprit indépendant du groupe. « C’est un bon moyen pour aller où on veut et gérer notre carrière », explique Steff. « On a signé quelques contrats de licence ou de distribution mais on tient à conserver le contrôle ». Cette auto-production en fait la preuve. Réalisée avec le concours actif (au son, à la lumière…) de tout ceux qui étaient dans la fosse, jadis, lors des concerts fondateurs, elle bénéficie pour l’instant d’un premier tirage limitée à 3.000 exemplaires; Avec une distribution, presque sous le manteau, en ayant recours au système D. Autant dire que le CD ne sera pas poussé par la bande FM (mis à part les dernières excroissances des radios-libres), et la vidéo pas plus promotionnée à la télévision (qui pourtant ne néglige pas le spectacle). Bref,ne serait-ce que pour ça, un opus à se procurer d’urgence. Après un concert en novembre, les Éjectés prendront le temps de souffler, avant de travailler sur un nouvel album, enrichi d’ambiances bossa ou latino. Avec les Éjectés, y’a rien à jeter…

L’EXPRESS

L’explosion culturelle de Limoges n’a que dix ans mais le chanteur guitariste des Ejectés a toujours milité pour « une vie artistique loin de Paris», en l’occurrence dans sa province natale. Depuis treize ans qu’ils tournent en France et en Europe, les Ejectés affichent cinq albums au compteur. A Limoges,ils enseignent le rap dans les quartiers et promeuvent des groupes locaux en première partie de leurs concerts. Dans un style reggae pêchu, ils condamnent tous azi- muts l’affairisme et l’intégrisme à travers les paroles écrites par Steff Tej. Fan de cinéma, ce dernier rêve de jouer dans le prochain film du Japonais Takeshi Kitano. P.-M. L G.

GUITAR PART – Fin 2001 Début 2002

Un » Live At Home » pour percer l’univers déjanté d’ ÉJECTÉS et onduler aux côtés de Steff Tej (chanteur/guitariste) sur fond de reggae, ska, rocksteady. Avant de rentrer en studio, entre un rancard aux Assedic et une tasse de café, petite conversation par portables interposés. Quoi de plus naturel pour les Éjectés que de clore cette première décennie de concerts endiablés par un live rétrospectif et énergique aux accents lointains ? Rien bien sûr, en plus, ça nous fait plaisir. Steff Tej, toujours à la tête du combo limougeaud délirant, nous invite à suivre son groove en vibrant et oscillant du popotin. Maîtrise instrumentale du big band à l’appui, rythmiques sautillantes plus qu’engageantes, impossible de rester calé dans son fauteuil à siroter une bière à l’écoute de titres comme AAOAOAA ou 54.46. Rien à dire, cet opus dégage une énergie live remarquable. Qui plus est, et à la différence de certains, les Éjectés n’usent et n’abusent d’aucun support politique pour légitimer leur appartenance à la famille du reggae français.Vague d’insouciance et de légèreté garanties à l’écoute de cet opus cuivré.

– Ce n’est pas trop difficile de gérer sa carrière de Limoges ?
– C’est à double tranchant. Au départ, ça a été quelque chose de vraiment difficile à surpasser. On ne peut pas dire que la ville de Limoges soit très porteuse en matière de musique. Tu gardes l’estampille » province » .
En France, beaucoup de choses restent centrées sur Paris et c’est dommage. Quand tu vas en Italie ou en Espagne, tu sens que dans chaque région il ya un véritable centre culturel. Ici non. Ce qui compte alors est d’écouter de la musique mais surtout d’aller chercher la bonne musique.
– Ou. ?
– Je pense qu’il y a des talents tous styles de musiques confondues. Il faut aller chercher les artistes intéressants en blues, en reggae, en jazz, en classique, en rap, en tout ce que tu voudras plutôt que de se laisser entraîner par un même courant. Les mômes ont tendance à se bloquer sur un style et à ne pas aller voir ailleurs. C’est dommage, ça isole plus qu’autre chose. Ce qui me dérange en plus, c’est que pas mal d’artistes dénoncent ce qui se passe dans la société et ne font que traduire ce qu’ils critiquent à une moindre échelle. Ce n’est pas constructif, il faut s’ouvrir et rester vigilant. Loup Ferrignon