ROCK N FOLK - Janvier 2006

Les Ejectés de Limoges ont de la suite dans les idées : après plus d’une décennie de bons et loyaux services, ils exhibent avec fierté un bilan live réjouissant et, pour faire la nique aux majors qui se désintéressent d’eux, ils s’offrent un double album : d’abord un panorama musical torride de leur dernière tournée avec plus de 20 titres captés dans leur fief et particulièrement représentatifs de leur irrésistible potion reggae-ska-rock. Et puis un autre disque en public où cinq des membres de ce big band affichent leurs sources et influences en revisitant le répertoire des Clash. 


LONGUEUR D'ONDES - Octobre 2005

« Autre trip, mais comme je sais que tu aimes les groupes qui cartonnent sur scène, je ne saurais trop te conseiller le double DVD des Ejectés qui propose pas moins de 37 titres, plus foultitude de suppléments. Mais outre leur ska festif et mélodique à la fois, leur reggae-roots cuivré et leur énergie positive, les huit musiciens ont réussi à être super bien filmé ; on se croirait sur scène à leur côtés, c’est impressionnant ! Sur l’une des galettes, judicieusement nommée Clash-Cash, cinq membres du groupe reprennent avec un brio étonnant les titres de Joe Strummer et sa bande. Un très bel hommage. Should I stay ou Should I go? I Stay!”


ABUS DANGEREUX - N °95 / Décembre – janvier 2006

Les Ejectés: « Nightklubup + Clash-Cash » (Les Disques Du Tigre)

« Amis du live, bienvenue ! A ma droite, un nouvel enregistrement public des Ejectés de Limoges. A ma gauche, la première trace discographique de la fraction armée du commando Tej sous le nom de Clash-Cash, autrement un hommage à Strummer, Jones and co. Chaleur, cuivres et frénésie pour le premier. Instantané clashien plein de déférence pour le second. Libre interprétation des classiques Ejectés sur le Nightklubup. Copie conforme des géniaux Clash sur le Clash-Cash (jusqu’aux tenues et postures). Bref, une salle (John Lenon de Limoges), deux ambiances pour un double album et surtout pas de vainqueur…sauf les amis du live ! »


RAMDAM - Janvier 2006

« Le DVD live des Ejectés débarque, concert enregistré lors du « Citoyens du monde Tour 2004-2005 ». Groupe méconnu du grand public mais au combien méritant, plus de 800 concerts en 15 ans de tournées, à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et même la grande Amérique. De clubs en salles, de salles en festivals, ils ont joué avec, entre autres, Rita Marley, The Specials, Last Poets, The Selecter, Mano Negra, Zebda, NTM, Toots and the Maytals… Le groupe proprement dit a été formé à Limoges au printemps 1988 par Steff Tej (chant, guitare, textes). Aujourd’hui, il se compose de 7 à 10 instrumentistes, une belle famille qui a la bougeotte rien qu’à voir le nombre de pays déjà visités. Le DVD est en fait un double DVD. Le premier disque, NIGHTKLUBUP, contient pas moins de 19 morceaux live ! Et dès le premier morceau, on comprend vite que l’ambiance va être chaude et agitée parce que ça bouge grave sur scène, n’ayons pas peur des mots, avec du bon ska à la sauce frenchie. En gros, un détonnant cocktail à base de reggae vitaminé, où se mélangent soul, ska, rock et ragga. Le deuxième disque, Clash-Cash, est un hommage au groupe mythique des 80’s, The Clash. Les Ejectés, eux aussi auteurs de textes engagés, interprètent cette fois-ci ceux des Clash. Là non plus, ils ne font pas semblant, rien qu’à voir la sueur sur leurs visages… Et enfin des bonus : clips TV, extraits de concerts et des surprises »


ROCK & FOLK - Janvier 2006

« Un panorama musical torride de leur dernière tournée avec plus de 20 titres…particulièrement représentatifs de leur irrésistible potion reggae-ska-rock. »


ZICAZIC.com

« S’il y a un petit moment que nous n’avions pas eu de nouvelles d’Ejectés pour cause de bon temps passé sur la route, c’est par la grande porte qu’ils reviennent avec une paire de doubles live, le premier en CD, l’autre en DVD, retraçant d’une part la tournée « Citoyens du Monde », de l’autre un tribute aux légendaires Clash. Au grand complet sur ses compositions personnelles, le groupe se retrouve en quintet pour l’hommage aux pères du punk anglais et de la « Revolution Rock » et nous abreuve de toute la furie que Steff Tej et ses sbires ont en eux. Il y aura bientôt vingt ans que ça dure et une chose est évidente, ils n’ont pas fini de nous faire pogoter ces Limougeauds !

« Nightklubup » nous permet de revivre une tournée riche en moments forts qui a conduit le ska rock punkisant de cette bande de fêlés de Pologne en Lituanie et bien plus loin encore. Embarqué dans ses standards mais également dans de nouveaux titres, Ejectés nous démontre au fil des morceaux que sa musique ne se limite pas aux frontières et que sa manière de faire du rock emprunte autant aux territoires anglo-saxons qu’à d’autres plus latins ou même nord-africains. Passées les « Chanson con », « la TV rend fou », « No coke no dope » et d’autres « Yasmina » survitaminées à grands coups de cuivres fédérateurs, on se laisse embringuer dans un projet « Clash-Cash » qui titillait la fraction punk à roulettes du combo depuis déjà un petit moment. Rien n’y manque, ni les « Capitol radio » ou « Hate War », ni les « I Fought The Law » et autres « Should I Stay Or Should I Go » ! Au point qu’en fermant les yeux, ce qui je vous l’accorde est très con quand on regarde un DVD, on en arrive à se remémorer les vieux souvenirs de la bande à Strummer et Jones. Ponctués de bonus à la pelle, les deux DVD regroupent à eux seuls 42 titres, 5 clips, des reportages divers et variés sur la vie du groupe sur la route et backstage…Deux perles de la même huître, c’est suffisamment rare pour le faire remarquer ! »


MUSICOMANIA (Canada) - Novembre 2005

« Voici un DVD qui était très attendu des fans du groupe français : Les Ejectés (…), il s’agit certainement d’un des meilleurs documents à posséder sur le groupe. »


REGGAE.FR - Janvier 2006

« Le groupe déjanté des Ejectés sort leur double DVD, un composé d’image de leur dernière tournée et un autre consacrés au Clash. Les amateurs  devraient vraiment apprécier cette sortie, c’est du lourd ! »


INTRAMUROS - Janvier 2006

« Nous, on aime bien les limougeauds d’Ejectés, d’abord pour leur façon de composer des perles rocksteady, ska-punk, voire même groove. Aussi pour leur prestations live époustouflantes… »


JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE - Janvier 2006

« Entreprise casse-gueule par excellence, faire revivre le fameux gang de Londres période punk en revisitant son répertoire n’était pas à la portée de tous. Un d »fi musical pour les Ejectés  qui s’y sont attaqués avec beaucoup de culot et pas mal de respect. »


REGGAETOM.com - Février 2006

« Stop/Ejectés ! C’est toujours chez Les Disques du Tigre que les Ejectés font leur rentrée 2006 sur les chapeaux de roues, grâce au double DVD live NIGHTKLUBUP. Chacun des deux CD présente un projet distinct. Sur le premier, le concert donné « à domicile » lors de la tournée Citoyens du Monde (leur 5ème et précédant album studio) en novembre 2004. Le deuxième est le concert Clash-Cash, monté plus récemment en hommage à Joe Strummer, chanteur du groupe mythique The Clash, pour le lequel la formation a subi quelques transformations…  Prépare-toi à jumper dans ton canap’ ! »


CHRONIQUES DU CAFZIC - N °40

Les Ejectés « Nightklubup » (Les Disques Du Tigre) DVD

Le premier DVD nous propose un live de 19 morceaux enregistré notamment à Limoges, pour leur « Citoyen du monde Tour » à la suite de leur 6ème album. On retrouve également des clips en bonus. Rigolos. Au-delà de la réalisation audiovisuelle qui passe bien, ce live montre le côté pro des Ejectés. Et ouais avec la bouteille qu’ils ont, pas étonnant ! Avec une organisation scénique bien rodée, les choristes féminines « en-chantent » les sonorités « reggae » récurrentes tout en stimulant les morceaux plus ska par leurs chorégraphies sautillantes ou encore en posant leur voie sur des sons plus « world » (Yasmina)…Les musiciens bien en place assurent les bases pour un chant des plus toniques de Steff Tej (leader guitare chant). Donc ce DVD balaye bien toutes les orientations musicales de ce groupe de rock français, aux couleurs reggae ska en passant par des ouvertures plus urbaines comme sur « La Descendance », avec le chanteur du groupe de Hip Hop lyonnais FLURS. Bien sûr, des morceaux plus funky « No coke no dope » ponctuent un set vraiment reggae-ska-rock. Toujours dans le même esprit depuis leur création, ce live est « chaud show », engagé par les textes  « La Tv rend fou » et le son bien entraînant. Et puis le second DVD, « Clash-Cash » nous prouve leur influence rock, Steff assure vraiment bien son rôle de Joe Strummer (on s’y croirait !!) LES EJECTES – déguisés- nous offrent une prestation super carrée, reprenant des morceaux emblématiques des Clash comme « I fought the law », « Should i stay or should i go », « Police and thieves » donc du rock au pop-disco « Train in vain » sans oublier des sons plus reggae. Ce projet de rendre hommage aux Clash a de suite intéressé le groupe, commandité par le programmateur du CCSM de Limoges. Quelques répèt après, un choix collectif des reprises a été proposé…et BAM ! Voilà un spectacle super travaillé jusque dans les détails puisque la gratte de Steff est la réplique de celle de Joe Strummer (couleur, stickers…) Excellent ! Ce double DVD est un bon cadeau à offrir ou à s’offrir pour les froides soirées hivernales, histoire de se réchauffer un peu !


L'HEURE TARD - N °45

A la maison comme en Pologne, les Ejectés se sont fait plaisir et comme le plaisir des uns peut être aussi le plaisir des autres… Un live et un tribute dans un même double CD/double DVD c’est à la fois un bonheur mais aussi un risque surtout lorsque le tribute est consacré aux Clash. Se faire tout seul un tribute aux Clash, cela peut paraître prétentieux et en même temps s’avérer casse-gueule. Se faire un live c’est bien, surtout quand on est un groupe de scène mais cela peut tourner au ridicule si l’on est pas bien produit, bien filmé, si l’on est pas au top de sa condition musicale, si l’on est pas sincère… le live Nightklubup nous ôte tout de suite nos doutes. Tant au niveau des images, que du son, de la musique, les Ejectés nous offrent le concert magistral. Des morceaux presque essentiellement tirés de leur excellent dernier album « Citoyens du monde » mais aussi de leurs précédents opus, des morceaux que je connais pas (inédits ?), qui montrent bien tout le talent de performers et de songwriters que sont les Ejectés en concert avec des choristes dignes d’un gospel band, des musiciens qui savent faire prendre la mayonnaise punk-reggae. Le tribute aux Clash est un exercice plus ardu ? Nombre de groupes se sont saisis d’un ou plusieurs titres du combo à Joe Strummer avec plus ou moins de succès. C’est presque un passage obligé pour tout punk qui se respecte. Les Ejectés se tirent plutôt bien d’affaire même si chacun y retrouvera à redire – sur la production, la justification de tel titre plutôt que tel autre, l’esprit Clashien – c’est inévitable. Dire que les Ejectés est un groupe Clashien me paraît tout à fait évident. Tant dans l’aspect métissé que dans le message, la musique des Ejectés est comparable même si elle est différente, plus orientale… Le double CD comme le double DVD sont des cadeaux rares et le plus dur sera sans doute de les dissocier. Avec des bonus en veux tu en voilà, ces galettes limousines seraient presque un testament si les Ejectés n’étaient pas les Ejectés. A découvrir partout sur la planète ? Ce que j’aime particulièrement dans ces lives, c’est ce côté spontané, humain, sincère avec les défauts et les qualités du genre et les Ejectés dans cet exercice nous offrent une réussite dans ce domaine. »



L'ECHO DU CENTRE - 15/09/03

Les Ejectes de nouveau en pistes

Les Ejectés fêtent leurs 15 ans en sortant leur 7ème album qui regroupe des morceaux militants et humanistes. De leur résidence à l'Espace Confluences de Condat-sur-vienne, où ils préparent leurs prochaines scènes, les "Tej" font preuve d'une grande lucidité. Sur l'actualité, sur le système ou sur la nécessité de se battre. Une résidence. Le terme parfait presque incongru quand il s'agit de parler d'un groupe si souvent sur la route, jamais vraiment en vacances. D'ailleurs, cette résidence se résume à des séances de travail, nécessaires avant de repartir vers une nouvelle tournée et des étapes dans tous les pays. Intermittents à plein temps, les Ejectés s'apparentent à un vieil ami dont on suivrait l'itinéraire à distance. Qu'on perdrait de vue de temps à autres, pour mieux retrouver. Pour une soirée de fête ou pour refaire le monde le long d'un zinc. Et ce jour est arrivé. On en frofite pour faire le calcul: ...15 ans. Cela fait 15 ans que les Ejectés font partie de notre horizon. Autour de Franck et Steff, en piste depuis les premiers tours de manivelles, de nouveaux équipiers sont venus gonfler l'effectif : Julien à la basse, François aux claviers, Saphô au choeurs, Pierre à la guitare, Céline au trombone, Eloi à la trompette, Albert à la technique. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Malgré un important turnover, les Tej' n'ont rien d'une machine à presser les musiciens. Plutôt une entreprise familiale, où l'on vient participer à une aventure commune, sans faire de plan sur la comète. Après sept albums sortis, on "On ne va pas changer le monde, mais on ne dépose pas les armes." pourrait penser que la planète "Ejectés " ronronne, tranquille pépère. Mais à l'écoute de " Citoyens du monde ", sorti la semaine dernière à Limoges, la semaine prochaine partout en France, on se dit que les Ejectés ont encore quelque chose à dire (cf : la chronique de Jacques Morlaud). "Le coté militant ? on ne l'est sans doute pas assez vu la situation actuelle", juge Steff. "Bien sûr, on n'a conscience qu'on ne va pas changer le monde mais on ne dépose pas les armes." Le militantisme se traduit aussi à travers les choix artistiques, comme par exemple cette participation de Val II Connexion, un groupe de rap de la zup de l'Aurence, qui à d'abord participé à des ateliers musicaux avec les Ejectés , avant de faire les premières parties des concerts. Une bonne façon de vous mettre le pied à l'étrier la jungle du disque et du spectacle. C'est que, les Ejectés , après s'être formés sur le tas, savent faire partager, généreusement, leur expérience, distillant dernièrement quelques conseils aux petits frères "polyglottes". Car s'ils n'ont pas fait fortune, ils sont riches de rencontres,de partage et d'une grande lucidité. C'est bien ce qu'ils font.

Chronique

La musique et le messages exprimés par les Ejectés sont de plus en plus universels, ouvert au monde. L'humanité et la sagesse virevoltentsur des rythmes toujoursaussi enlevés: ragga, reggae, avec des connotations rap, jazzy et aussi un clin d'oeil à l'Orient ("Yasmina"). Le titre du nouvel album limougeaud," Citoyens du monde", est donc parfaitement choisi. Steff et ses acolytes nous font voyager et même rêver parfois dans "un pays où simple était la vie, sans guerre , sans haine et sans conflit." Au travers de cette fusion musicale cuivrée et dansante, Steff nous met en garde contre une télé qui rend fou ("arrête cette merde avant qu'elle ne te flingue") attire l'attention surla construction d'un mondemeilleurque nous devons réaliser ensemble ("le futur sera ce que toi et moi ferons pour ceux qu'on aime"), s'en prend une fois encore à la guerreet à la haine en délivrant un message de tolérence (on est tous présents pour se dire qu'on s'aime") esquisse le pays idéal " sans sexisme, sans haine, sans xénophobie... où la voix du coeur toujours te donnera le meilleur" ("Cette nuit"). Dans "Alleluia", Steff précise qu'il n'a pas de dieu, pas de Jésus pour guider son chemin et qu'il essaie " de semer un peu de bonheur par la musique et dans la sueur". " Si Dieu existe, dit-il, il est le regard qui redonne l'espoir". Avec "Merci merci", le fondateur et leader du groupe "remercie" la Cogema, faisant allusion aux dangers de mort entraînés par le traitement de l'uranium. D'autres titres plus "légers" célèbrent l'amour et sa passion pour la Jamaïque et son reggae. Enfin, retenons cetteinvitation à déguster avant tout le temps présent, le bonheur du moment: " Ce soir la vie est dans le Sound-System/ demain tu auras le temps pour tes problèmes. " Ce CD, "clean" sous tous rapports, a été enregistré à Media Studio (Limoges) chez Alain Miraucourt (qui apporte son talent de percussionniste à certains titres) et mixé au studio Marcadet (Paris). Les Ejectés, fidèles à la route, vont entamer une nouvelle et longue tournée dans quelques jours. Ils présenteront ce nouvel album lors de concerts au Zanzibar à Limoges les 2 et 3 octobre, puis le 3à avril prochain à Condat sur Vienne ( Espace Confluences ).

Jacques Morlaud.


LE POPULAIRE DU CENTRE - 19/09/03

"Les Ejectés..bons citoyens du monde"

Dans le milieu musical, dire d'un disque qu'il est plus abouti que les précédents, sonne comme une formule de politesse. "Citoyens du monde", la dernière livraison des Ejectés, mérite mieux que cette appréciation convenue. Sans exagérer, cet album est le plus surprenant du groupe Limougeaud. Après s'être longuement nourrie des sons de la Jamaïque, la "bande à Steff" change un peu d'air(s). Pas de panique ! Il y a dans les mélodies cette empreinte Ska et Ragga si particulière aux Ejectés. Mais, cette fois, les musiciens explorent de nouveaux univers. Et le résultat est plus que convaincant. Avec ce nouvel opus, la formation franchie une nouvelle étape. Cinq des seize titres, au moins, ont des accents "tubesques". Signés Steph' et Tej', les textes sont plus engagés encore que par le passé. Les pouvoirs, politiques, médiatiques, la xénophobie, les religions sont dans le collimateur du parolier. Ou plutôt du poète. Car il y a de l'élégance et de l'émotion dans ses propos. Dans cette galette, les Ejectes ont concocté de très belles ballades, comme par exemple " En voiture avec toi". La ligne mélodique est fine, agréable, légère. Sur ce coussin harmonique, les cordes devraient se sentir à leur aise. Gisèle Gérard-Tolini, qui a déjà oeuvré pour Eddy Mitchell, Pierre Bachelet, J.J. Goldman, Cunnie Williams et dernièrement Elie Semoun devrait mettre ses compétences d'arrangeur sur ce titre, dont la sortie single est prévue prochainement. Les éjectés ont passé trois ans sur cet album. Cet été, juste avant l'impression ils se sont répartis en deux équipes, travaillant à tour de rôle pendant dix jours, nuit et jour. Une immersion totale qui a permis d'apporter les corrections nécessaires. Ce perfectionnisme se révèle payant. Pas de scories et les invités bénéficient de cet habillage musical qui tient de la haute couture. Les Ejectés ont réservé une petite place aux jeunes artistes Limougeauds. "Val II Connexion", groupe Rap du Val de l'Aurence, et "Flurs" sont les apprentis guest-stars de cette galette. C'est en animant les ateliers à l'Aurence que les Ejectés et les Val II se sont rencontrés. Et trés vite des liens de complicité se sont tissés. Aplusieurs reprises, les jeunes de l'Aurence ont levé le rideau de leurs ainés. Sur "La télé rend fou", ils apportent leur style et donnent à ce CD une couleur Hip-Hop agréable. Sur "La descendance", Flurs et Steff ont travaillé en étroite collaboration. Tiré à 4000 exemplaires pour l'instant, ce CD est sorti sur le label "Disques du Tigre", celui des Ejectés. En effet, l'aventure avec Tôt ou Tard s'est achevée il y a deux ans, lorsque la filiale de Warner a désabillé son catalogue. Sans être devin, l'avenir de "Citoyens du monde" devrait être radieux. Si un directeur artistique digne de ce nom écoute ce disque, il ne devrait pas rester indifférent. Ou alors c'est à désesperer !


442eme rue - N°55

Un boomer en guise de soleil, l'aile d'un avion pour le voyage, un rivage émergeant de la brume pour situer le débat, et un titre profession de foi, les Ejectés annoncent la couleur sans détour ni métaphore. "Citoyens du monde" se prétendent-ils. Et ils le prouvent en élargissant encore leur palette musicale. Certes, le ska et le reggae restent omniprésents dans leur musique, servant d'assise à des rythmes encore un peu plus divers, encore un peu plus variés. Petit à petit, le dub commence à trouver sa place, logique pour qui s'intéresse un tant soit peu à la musique jamaïcaine. Et le rap aussi désormais. Mais, reggae oblige, ce rap-là (sur 2 titres) est nettement plus proche du phrasé des toasters made in Kingston, c'est-à-dire nettement plus intéressant que les gimmicks annonés sans âme du "vrai" rap de banlieue. "Citoyens du monde", du coup, apparaît plus posé, moins débridé que ses prédécesseurs, la transition se faisant le plus naturellement du monde d'ailleurs. Les Ejectés ralentissent le tempo juste ce qu'il faut, et le ska se transforme tranquillement en reggae. Pas de révolution donc, mais une évolution dans une certaine continuité. En fait, après le live paru voilà 2 ans maintenant, il semble que les Ejectés entament là une nouvelle étape dans leur carrière déjà longue et riche. Le fait est que ce disque, à la production soignée et aux arrangements classieux, nous convie à une ballade dilettante dans des contrées où le soleil brille en permanence, où la vie est douce, où les problèmes n'existent pas. Même les textes de Stef sont touchés par cet état de grâce, moins engagés, moins critiques, moins sérieux que d'habitude. Seul peut-être "La télé rend fou" nous ramène-t-elle à un niveau plus terre à terre, voire le gospelisant "Alleluia". Tous les groupes connaissent une certaine maturité à un moment donné de leur carrière, c'est tout simplement ce qui vient d'arriver aux Ejectés.


LA TRIBUNE / LE PROGRES - 16/11/2003

Les Limougeauds ont prouvé qu'ils se sont bâtît une solide réputation festive sur scène, grâce à leur tonique cocktail de soul, de funk, de ska et de reggae.

EJECTES : CITOYENS DU MONDE

Vendredi soir à Saint Etienne, les défenseurs du ragga-rock-ska ont mis le feu au Hall C. Un véritable plaisir pour les yeux et les oreilles. REGGAE, SOUL, SKA, DUB…la recette magiques des Ejectés a encore fait ses preuves. Les huits Limougeauds se sont, comme à leur habitude, surpassés. Alchimie requise pour mettre en route leur machine à groove : une basse-batterie rebondissante et posée, des guitares énergiques, un clavier qui vient poser toute l'ambiance, des cuivres toujours justes, des chœurs féminins bien placés et la voix semi cassée de Steff TEJ, chanteur-parolier-guitariste, le tout soutenu par une chorégraphie entraînante. De Monkey Business (" Glauque City Tej ", 1990) à La télé rend fou présent sur leur dernier opus " Citoyens du monde " sorti il y a quelques mois en passant par Fight Back et le tubesque Bad Boy (" Gangsta Skanka ", 2000), Ejectés a revisité ses cinq albums, privilégiant les compositions engagées, sans donner dans le coté " donneur de leçon ", car le groupe est un mélange détonnant de textes engagés, de bonne humeur chaleureuse et d'un sens de la fête poussé et communicatif.

Cindy FAMILIARE


ROCK & FOLK - janvier 2004

Le bilan des Ejectés de Limoges est impressionnant : en treize ans, ils ont à leur actif des centaines de concerts torrides, six albums et des collaborations remarquées (Mad Professor, Dennis Morris). Présenté comme un carnet de route sur notre société vécue au quotidien, ce nouveau disque continue de privilégier l’option jamaïcaine, à grand renfort de reggae-ska-dub haut de gamme, mais ne s’interdit pas pour autant d’intégrer cette mixture réjouissante des incursions du côté du rock et de la soul.


RAGGA Magazine

EJECTES : « Citoyens du monde »

Ce groupe se situe à la croisée du rock et du reggae. Comme Sinsémila et consort, et plutôt que de copier maladroitement les Yardies, les Ejectés ont préféré laisser couler le robinet de leurs influences plurielles pour recueillir le présent breuvage. Résultat : un cocktail varié ou le ska, le rock steady et le reggae répondent aux guitares. Ou la pêche du chant rock fait écho à un toastin’ à l’ancienne mais néanmoins énergique. Ils parlent de leurs visions du monde comme dans "La télé rend fou" ou dans "Merci Merci" ils expriment ironiquement une fausse gratitude au trust du nucléaire qui risque un jour de nous faire péter à la gueule ou au mieux nous empoisonner parce qu’on aime plus les bougies. Dans la petite maison (chez les Ingalls ?), ça commence comme un songe bucolique sauf que ce rêve est celui d’un déclassé  qui n’a plus que ça pour vivre avec ou sans espoir. Les sentiments ne sont pas exclus avec l’ode à sa belle (Yasmina). C’est donc un ensemble de petite vignette à la sauce reggae rock qui exprime les flétrissures du quotidien et rien de tel qu’un peu de reggae pour éviter l’aigreur en attendant le cimetière des éléphants.

GHOST DOG


ROCKSOUND

LES EJECTES - Merveilles du monde

Depuis 1988, le groupe de Limoges injecte un vrai rayon de soleil dans la scène française. Le public apprécie. De cet échange, qui ne semble pas faiblir, naît une relation intense et passionnée qui a nourri « Citoyens du monde », le nouvel album des Ejectés. Derrière ce titre se cache toute la symbolique du groupe. « Il est important de faire le point sur ce qui nous réunit » explique Steff, leader de la formation limougeaude. « Que ce soit en France, en Pologne, en Tunisie, en Espagne ou au Canada, je me sens citoyen du monde, en communion avec des gens que l’on rencontre, qui nous accueillent et viennent aux concerts. La plupart d’entre eux ont les mêmes attentes, les mêmes motivations (vivre en paix et en harmonie). Cette conscience d’appartenir au même monde où nous avons tous tant de choses à partager est pour moi primordiale » Ce discours, les Ejectés le tiennent depuis toujours. Depuis 1988, année de la formation du groupe. Une telle longévité relève de l’exploit. Mais qu’est-ce qui vous motive tant Les Ejectés ? « La foi. Non pas en Dieu (je suis athée) mais dans les gens : le plaisir de faire plaisir, de communiquer, de communier ; la foi en notre combat : celui d’être citoyen du monde parmi d’autres pour, dans la musique, faire aboutir nos projets. » Des projets où se mêlent créativité et social, passion et communication. Le ska et le reggae semblent d’ailleurs particulièrement appropriés pour ce genre de mission. « Je pense que les gens ont besoin de se retrouver et de faire la fête. Ca peut passer par plein de styles de musiques mais je trouve que le ska, le reggae et la soul sont, plus que d’autres, des musiques de l’âme et du cœur. » Avec ce nouvel album, le groupe s’est pris totalement en main, de l’enregistrement au mixage. « Musicalement, l’expérience nouvelle pour nous est dans l’utilisation d’instruments nouveaux (Saz, Didjeridoo) ainsi que d’autres effets (écho à bande). On trouve également plus de guitare sur cet album. Quant au mix, nous avons fait l’expérience d’une session unique d’une dizaine de jours en travaillant 24h/24 avec deux équipes se relayant, et la présence de tous au moment de la finalisation de chaque titre. Cette expérience fut extrêmement positive chacun apportant ces idées pour un travail commun. » Jamais le groupe n’aura été aussi soudé, à l’écoute de lui-même. Et donc du monde.

FRANCK FREJNIK


LONGUEUR D'ONDES

Ejectés « Citoyens du monde » (Les Disques Du Tigre)

C’est dans un cri d’amour pour Yasmina que commence le nouvel album des Ejectés. Steff Tej, compositeur, chanteur et guitariste a travaillé avec une vingtaine de morceaux pour réaliser cette création originale et pertinente. Ces seize titres présentent des chansons optimistes avec des messages simples tel que « Je surfe sur la vie pour ne jamais être à la bourre » ou encore « Je me dis qu’en bas celle du cœur est la bonne voie ». A travers cette musique entraînante aux couleurs du reggae, des idées plus engagées sont aussi exprimées : « J’ai rêvé cette nuit d’un putain de pays où simple était la vie sans guerre et sans conflit. » En bref, les Ejectés sont comme leur nom l’indique, loin du monde qu’ils essaient pourtant de critiquer doucement mais objectivement.

GWEN RIOU


Chronique du concert à Washington 19/03/04
(Reviews: Les Ejectes @ The Kennedy Center (3.19.04) Posted on Friday, March 26 @ 14:21:58 CST by dcskagirl)

Traduction du compte-rendu de dcska.com.

Programmés dans le cadre du Festival de France au Kennedy Center, les Ejectés sont venus de France pour jouer leur musique, mélange de ska, reggae et ragga sur la scène " Millenium Stage ", ouverte à tous et gratuite. Le résultat fut une prestation scénique excellente qui satisfit un public des plus divers et qui fut aussi l'occasion d'un agréable changement de ton dans la programmation habituelle du Kennedy Center. Depuis la formation du groupe en 1988, les Ejectés se sont bâtis une solide réputation de groupe de scène et un son qui se classe sans problème parmi ce qui se fait de mieux sur la planète en matière de ska. Une des caractéristiques les plus marquantes de leur formation est la boîte d'effets que le chanteur attache à son pied de micro. Cette petite boîte ajoute au son du groupe une dimension supplémentaire que l'on retrouve habituellement sur des enregistrements studio plutôt qu'en live. Les deux délicieuses choristes contribuent elles-aussi beaucoup à cette réussite, comme le reste des musiciens d'ailleurs sur lesquels on ne trouvera rien à redire. En bref, ce fut un concert superbe. Ce ne fut cependant pas seulement le groupe qui fit de ce show un souvenir mémorable, le cadre joua aussi un rôle crucial. Imaginez-vous en train de marcher dans les immenses allées prestigieuses et minutieusement décorées du " Grand Foyer " du Kennedy Center et d'apercevoir la scène devant laquelle se trouvent de nombreuses rangées de sièges, tous pleins. Les gens se pressaient aussi sur les marches à côté des chaises. Devant la scène était aménagée une surface de moquette rouge pour les éventuels danseurs. A la fin du show, cet espace était rempli d'une multitude de corps bougeant tous ensemble au rythme du beat. La diversité du public contribua aussi à l'ambiance. Jeunes et vieux, américains et français (et sûrement d'autres), tous venus pour entendre quelque chose de différent.. D'avoir vu un tel public apprécier cet incroyable concert de ska fut un réel plaisir. On peut aisément imaginer la satisfaction des Ejectés incitant les gens à danser dans la plus prestigieuse salle de concerts des Etats-Unis. Ce fut un véritable privilège de pouvoir assister à cet évènement inédit (et de plus gratuit). Heureusement pour ceux qui l'ont manqué le Kennedy Center a archivé la retransmission filmée du concert dans son intégralité (…).

Chronique du concert à Washington en V.O.!

As part of the Kennedy Center's Festival of France celebration, Les Ejéctés was flown in from France to perform their blend of ska, reggae, and ragga on the Millenium Stage for all to see free of cost. The end result was an excellent stage performance that satisfied the tastes of a diverse audience and that also was a pleasant change of pace from the usual Kennedy Center fare. Since the band's inception in 1988, Les Ejéctés has clearly developed into a rock-solid group of performers with a sound that ranks up there with some of the best ska throughout the globe. One of the most noticeably unique features of their line up is the effects box that their lead vocalist has attached to his microphone stand. This little box adds some huge dimension to the band's the sound that is usually heard on other bands' studio recordings rather than on stage. Both of the lovely backup singers also contribute a great deal. In terms of their instrumentation, there is nothing at all to complain about. They, in short, performed superbly. It was not only the band that made this show such a memorable one. The venue too played a critical role. Just imagine walking into the huge, glamorous, and elaborately decorated Grand Foyer of the Kennedy Center to see stage set up at one end. In front of it sits many rows of folding chairs, all of which are filled. People then overflow onto the stairs to the side of the chairs. Directly in front of the stage sits an empty area of red carpet for the dancers to occupy. By the end of the show, this space was filled with a variety of bodies all moving to the beat. The sheer diversity of the audience made for a great deal of fun. People young and old, American and French (surely with some others), all came out to hear something different. To have seen such an audience appreciate and thoroughly enjoy the incredible ska performance was nothing short of a joy. One can only imagine the satisfaction felt by the members of Les Ejéctés as they incited people to dance in the most prestigious concert hall in the United States. Experiencing this all first-hand (and notably for free) was a true privilege. Fortunately, for all those who missed it, the Kennedy Center has archived the live video broadcast of this performance in its entirety.



442eme rue - N°44

Les Ejectés doublement chez eux comme ils le disent, puisque enregistrés sur scène et à limoges. Une sorte de bilan de 13 années de bons et loyaux services rendus à la planète reggae-ragga- ska. Au fil du temps, les Ejectés sont devenus une redoutable machine à groover et à skanker, ce live est là pour en apporter un nouveau temoignage. Affirmé et ouvragé au cours d'une tournée marathon, le spectacle des Ejectés, en ce 20 octobre 2000, était parfaitement au point et mûr pour un enregistrement à chaud qui manquait encore à leur disco. Mission accomplie donc, qui nous permet de les retrouver dans leur élément naturel, la scène, la sueur, l'énergie, le feeling, le combat face à son pire ennemi, soi-même. Rassurez-vous, ils en sortent vainqueurs haut la main, avec une facilité et une aisance qui frisent l'insolence tant leur musique parait naturellement leur suinter des doigts et des pores. Certes, il faudra probablement attendre leur prochain album studio pour voir dans quelle direction ils vont désormais diriger leurs pas, cet album n'apportant aucune surprise, offrant juste une vingtaine de titres sublimés par la scène, ce qui n'est déjà pas rien, vous l'avouerez.


491 - Mensuel Lyon - Octobre 2001

Depuis Gangsta Skanka (97, réédition en 2000), les éjectés se sont fait discret côté production discographique. S'offrant plutôt une méga tournée qui les a baladés à travers la France, mais aussi un peu partout en Europe. Les revoilà prêts à dégainer, avec en poche une petite galette, précautionneusement enregistrée chez eux à Limoges à la fin de leur virée des scènes. 20 titres live qui sentent bon leur musique, pimentée juste ce qu'il faut. Le collectif limougeaud fait dans le ragga-dub, largement humecté à la soul et saupoudré de rock. Ils n'ont certes rien inventé, mais un groove omniprésent donne vite des fourmis dans les jambes. On retrouve quelques-uns des titres forts qui ont marqué leur carrière,tels Ragga Protest Song, Bad Boy ou Gangta Skanka. Bien sûr, toute l'essence de leur musique est palpable : des cuivres au taquet, les guitares rock, souvent funky, les chœurs soutien de tous les instants. De toute manière, les éjectés n'ont jamais cherché à poser, ni à postuler pour une image tendance Kingston, ils sont eux, mélange détonnant de textes engagés, bonne humeur chaleureuse et d'un solide sens de la fête. Rythmique emballée sur Rockskaroots ou soweto's burning, pulsation jouissive sur Odile, skank syncopé de Fight back. On peut reconnaître un vieux Toots 54.46 ou encore la reprise speedée de My baby just care for me. Un album joyeux qui met du beaume au cœur.

Anne Hugue


RAGGA MAGAZINE - N°23

EXISTANT DEPUIS 1988 (!!!), LES EJECTÉS N'ONT JAMAIS LACHÉ L'AFFAIRE, SORTANT QUATRE ALBUMS ET TRAVERSANT DE NOMBREUSES GALÈRES. BILAN EXPRESS À L'AUBE DE LA SORTIE D'UN ALBUM LlVE ET D'UNE VIDÉO.

"Cela fait trois ans qu'on a le projet de sortir un live et nous avons dernièrement eu l'opportunité de le faire. C'est aussi un aboutissement des quatre années qu'a duré la tournée Gangsta Skanka. On a beaucoup tourné sur le méme set. Ce disque va aussi nous permettre de passer à autre chose. On passe énormément de temps sur la route. La vidéo a été tournée avec des bouts de ficelle et du système D. On essaye de faire du mieux possible pour que ça tienne la route". Leur précédent disque, Gangsta Skanka, s'est retrouvé en licence chez Warner pour une courte pério- de: "Ça a été assez rapide. Au bout de quatre mois, ils savaient déjà qu'ils ne nous garderaient pas. Le label a déménagé, la moitié du catalogue a été liquidé et ils nous ont rendu notre contrat. Si on avait vendu deux millions d'albums ils ne nous auraient sans doute pas virés. On pensait vraiment avoir trouvé un label avec lequel on aurait pu travailler sur du long terme. Ce qui nous aurait permis de nous occuper un peu plus de la musique et un peu moins de l'extra-musical : la promotion, la recherche de dates de concerts... De toute façon, si on a envie de faire quelque chose, on n'at- tend pas qu'un label ou qu'un tourneur vien- ne nous voir pour se lancer. Il est vital que les groupes se prennent en charge sur pas mal ce niveaux comme du point juridique, ne serait-ce que pour ne pas signer n'im- porte quoi". Après plus de huit cents concerts un peu partout en Europe (Alle- magne, Pologne, République Tchèque, Espagne, Italie...), l'envie de jouer semble toujours aussi présente: "C'est une manière formidable de nous recharger au niveau humain. On aurait sans doute pas continué le groupe aussi longtemps si on n'avait pas vécu ces expériences dans d'autres pays. C'est la scène qui t'amène à la scène. On a toujours envie de continuer à jouer même si nous aurions également envie de pouvoir nous poser un moment pour pouvoir écrire et nous reposer un peu, ce qu'on n'a prati- quement pas réussi à faire depuis dix ans. En fait, on se régénère essentiellement sur la route. Depuis nos débuts, il y a eu pas mal de changement dans la composition du groupe: 13 ans d'Ejectés, c'est éreintant ! Multiplier les concerts, ça t'apporte beau- coup mais ça te prend également. Il y a tout de méme un noyau dur et constant dans le groupe depuis plusieurs années" .

Par Franck Black


PAVILLON 36 - N°50 - Nov/Dec 2001

Quoi de plus logique pour un groupe qui collectionne plus de 800 concerts en 10 ans, que de sortir un live. Et en plus, quand on connaît LES EJECTES, ont peut être sûr que l'on va avoir droit à un travail de qualité. Eh bien c'est bel est bien la cas avec "LIVE AT HOME". Au titre, on devine que l' enregistrement de ce live s'est passé à Limoges, au CCM plus précisement, le 20 octobre dernier. 21 titres où Steff TEJ , entouré d'une dizaine de musiciens, délivre en pleine fornme un ragga/reggae/soul/ska/steady ..... comme ils ont deja su si bien le faire lors de leurs quatre précédents albums. Une vidéo d'excellente qualité au niveau du son et de l'image, a également été enregistrée ce jour là et vous est disponible.


MUSICAST

LES EJECTES - LIVE AT HOME - REC-PLAY

Si vous ne connaissez pas les Ejectés et que vous aimez les Sound system, reggae, ragga. rhythm'blues, précipitez-vous ! Ils ont effectivement remplacé peu à peu le ska des débuts (pas complètement). Sur scène, c'est en grande formation que se présentent les Ejectés pour parler le langage universel, celui de la musique. C'est cool, tranquille, drôle aussi. Toujours des cuivres, des guitares électriques et l'énergie positive que l'on ressent lors qu'on les voit, pour de vrai. D'ailleurs une vidéo de cet enregistrement est disponible pour bénéficier du visuel en plus du plaisir des oreilles. Que demander de plus ?


VINYL - N°31 - Septembre/Octobre 2001

Les grand classiques des "Tej.. ne sont évidemment pas oubliés: Soweto's Burning, Fight Back, Bad Boy, Soul Vibration, TV Box Office, l'addictif Rocskaroots, un Raggacronyme très différent de l'album Gangsta Skanka et l'hymne Ragga Protest Song dont je te rappelle ce leïtmotiv qui, compte tenue de J'actualité brûlante, prend aujourd'hui une couleur particulière : "La guerre, c'est des gens qui s'entretuent, qui ne se cannaissent pas Dirigés par des gens qui se connaissent mais ne s'entretuent pas... " Confondant, non ? De quoi chauffer, s'il en était encore besoin, cette pleine Usine à Chapeaux où les fidèles du groupe semblent être venus nombreux. Sans parler des curieux visiblement attirés par l'ambiance festive des Ejectés....

Rappel Disco "Tej"
Après plus de 800 concerts en France, Italie, République Tchèque, Islande, Tunisie, Allemagne, Espagne, Pologne, Canada, etc, c'est finalement à Limoges, en octobre 2000 que fut enregistré le spectacle (qui a dit que nul n'était prophète en son pays ?) dont nous avons reçu le CD Live At Home en avant-première, c'est-à-dire en copie faite par les intéressés eux-mêmes (nul piratage, donc). Souhaitons que le CD officiel gomme les "blancs" inter-plage peu compatibles avec un album "Live" et que, à l'heure où tu liras ces lignes, sa distribution soit effective! Pour le reste c'est aussi jouissif que le spectacle du 9 février et presque aussi complet (manque la reprise de 007). De quoi inciter à la réécoute du back-catalogue (voir ci-contre) et se replonger dans le ragga-reggae-ska-soul-rock-dub multicolore des "Tej". Ce que j'ai d'ailleurs fait...


ROCKSOUND - 2002

USUAL SUSPECTS

Le Limousin salue enfin le premier album live de son plus ancien groupe, Éjectés. "Live At Home" arrive à point pour ceux qui auraient manqué l'un des 800 concerts que la joyeuse troupe a donnés ces quinze dernières années.

LES ÉJECTÉS EN QUESTION SONT AU NOMBRE DE NEUF ET C'EST LORS D'UN COURT VOYAGE DANS LA CAPITALE QUE NOUS AVONS PU RENCONTRER LA JOYEUSE PETITE TROUPE.

Franck, batteur, et Stéphane, chanteur, ont gentiment accepté de parler de "Live At Home".
- "On aurait voulu le sortir plus tôt mais alors que tout était prêt en décembre 98, mais on a dû reporter le projet à plus tard. " C'est donc pour la rentrée que vous pourrez trouver ce premier live accompagné d'une vidéo. "Enregistrer la vidéo et le son en même temps nous a contraints à tout faire le même soir. En fait, il s'agit d'un seul concert (. . .) Mais du fait que l'enregistrement ait été retardé, la tournée Gangsta Skanka a commencé en 1997 et s'est achevée après l'enregistrement du live fin 2000. "
"Live At Home" est l'aboutissement d'un travail de trois ans et retrace le parcours musical des Éjectés depuis 1990. "C'est aussi un peu un 'best of' de tous nos disques. Le retard s'est révélé être positif car le track-Listing a évolué et on a essayé de garder le meilleur, un instantané d'Éjectés. " Le concert durant 2 h 15 à l'origine, 21 chansons ont été conservées. Sur la version finale, on retrouve l'excellent "Bad Boy" tiré de "Gansta Skanka" sorti en 2000 chez Tôt ou Tard (un label de Warner). Nous abordons le sujet puisqu'après un an de bons et loyaux services, Éjectés doit quitter le navire. "II y a eu une restructuration et le label a dû se séparer d'une partie de ses artistes. Nous étions parmi les derniers arrivés, c'est dur mais compréhensible. L'important est d'aller de l'avant à présent. On aurait préféré travailler avec eux sur du long terme mais ça fait partie de l'aventure. " Cela étant, malgré les déboires, la suite ne devrait pas tarder à voir le jour...


SKANEWS - N°53 - Septembre/Decembre 2001

EJECTES : LA VOIX DU COEUR

J'écoute les Ejectés depuis des lustres. J'ai eu la chance de vivre toutes leurs périodes musicales, du " Rockskaroots " de la fin des années 80 aux rythmes plus variés d'aujourd'hui... Du look perfecto / mèche rebelle aux chemises et baskets. . . pas de rides, pas de lassitude. . . Cette formation a un petit quelque chose qui la place tout en haut du panier de la scène musicale française. Ce petit quelque chose, c'est' sans aucun doute l'ouverture d'esprit et la liberté, celle avec un grand L. Liberté de choix, Liberté des styles, Liberté de mouvement, Liberté de faire son chemin loin des stéréotypes tracés par l'industrie musicale d'aujourd'hui. Cette formation peut être fière de son parcours, ces morceaux tiennent véritablement la route et parlent de choses qui touchent chacun d'entre nous. Ejectés a toujours porté un soin particulier à la réalisation de ses disques, que ce soit en matière de compositions, textes, enregistrement ou mixage. La qualité a toujours été au rendez-vous. Ce " Live " qui vient de sortir en C.D et vidéo en est encore une preuve. Quelle claque! Le Reggae danse avec le Hip Hop, le Ska flirte avec la Soul et le Rock. L'originalité, l'émotion et l'énergie sont réunis pour notre plus grand plaisir. . . Le disque de l'année ? Yes sir !


L'ECHO DU CENTRE

Enregistrée à Limoges, la version "vivante" des Ejectés arrive dans les bacs. Une double production (CD et Vidéo) qui illustre la démarche d'un groupe imprégné d'indépendance et sans cesse régénéré par la scène. L'art de vivre en "Iive". Une longue route , faite de plus de 800 concerts. C'est ce qu'il aura fallu aux Ejectés avant de sortir leur premier album enregistré en public. Un CD et une vidéo de 73 minutes qui résume de manière énergique les treize premières années d'un groupe limougeaud devenu incontournable. A peu près partout en France, en Europe (Italie, Allemagne, Islande, Pologne, Espagne, République Tchèque), mais aussi au Magrebh ou en Amérique du Nord, les Ejectés sont partis porter la bonne parole du ska-reggae-ragga dans le monde entier. Mais après ces multiples périples musicaux, les "Téj" ont choisi leur "chez-eux" pour fixer sur bande un peu de ces moments réputés imprenables. Et quel meilleur endroit pour cela que le CCM John-Lennon puisque Les Ejectés y jouaient déjà, du temps où le lieu s'appelait l'Auditorium. Séance spéciale d'enregistrement en octobre dernier pour un concert qui dope les vingt titres électionnés de toute l'énergie scénique. "Depuis nos débuts, le public s'est renouvelé même s'il y a toujours une base de fidèles. Les gens qui viennent nous voir restent assez jeunes." Conduite chaloupée et accélérations foudroyantes pour un public au diapason. L'enregistrement permet en tout cas, aux anciens et aux modernes, de retrouver des sons familiers. Des secousses syncopées de Rocskaroots, au cuivres omniprésents des Bad Boys, de l'Internationale reggae-ragga dub aux re- prises de rigueur (54-46 et My Baby just care for me), l'ensemble ne pouvait que tenir la route. Mieux, il combine une conduite chaloupée le long des soul vibrations, ( devenues peu à peu marques de fabrique d'une formation pourtant née un jour de grand ska), et des accélérations foudroyantes, qui en- flamment une salle au diapa- son. Mais si le public a pris un coup de jeune, si la musique s'est faite plus enrobée, il est une chose immuable, c'est l'esprit indépendant du groupe. "C'est un bon moyen pour aller où on veut et gérer notre carrière", explique Stéf. "On a signé quelques contrats delicence ou de distribution mais on tient à conserver le contrôle". Cette auto-pro- duction en fait la preuve. Réalisée avec le concours actif (au son, à la lUmière...) de tout ceux qui étaient dans la fosse, jadis, lors des concerts fondateurs, elle bénéficie pour l'instant d'un premier tirage limitée à 3.000 exem- plaires; Avec une distribu- tion, presque sous le man- teau, en ayant recours au sys- tème D. Autant dire que le CD ne sera pas poussé par la bande FM (mis à part les dernières excroissances des radios-libres), et la vidéo pas plus promotionnée à la télévision (qui pourtant ne néglige pas le spectacle). Bref,ne serait-ce que pour ça, un opus à se procurer d'urgence. Après un concert en novembre, les Ejectésprendront le temps de souffler, avant de travailler sur un nouvel album, enrichi d'ambiances bossa ou latino. Avec les Ejectés, y'a rien à jeter...


L'EXPRESS

L'explosion culturelle de Limoges n'a que dix ans mais le chanteur guitariste des Ejectés a toujours milité pour " une vie artistique loin de Paris ", en l' occurrence dans sa province natale. Depuis treize ans qu'ils tournent en France et en Europe, les Ejectés affichent cinq albums au compteur. A Limoges,ils enseignent le rap dans les quartiers et promeuvent des groupes locaux en première partie de leurs concerts. Dans un style reggae pêchu, ils condamnent tous azi- muts l'affairisme et l'intégrisme à travers les paroles écrites par Steff Tej. Fan de cinéma, ce dernier rêve de jouer dans le prochain film du Japonais Takeshi Kitano.

P.-M. L G.


GUITAR PART - Fin 2001 Début 2002

Un " Live At Home " pour percer l'univers déjanté d' EJECTES et onduler aux côtés de Steff Tej (chanteur/guitariste) sur fond de reggae, ska, rock steady. Avant de rentrer en studio, entre un rancard aux Assedic et une tasse de café, petite conversation par portables interposés. Quoi de plus naturel pour les Ejectés que de clore cette première décénnie de concerts endiablés par un live rétrospectif et énergique aux accents lointains ? Rien bien sûr, en plus, ça nous fait plaisir. Steff Tej, toujours à la tête du combo limougeaud délirant, nous invite à suivre son groove en vibrant et oscillant du popotin. Maîtrise instrumentale du big band à l'appui, rythmiques sautillantes plus qu'engageantes, impossible de rester calé dans son fauteuil à siroter une bière à l'écoute de titres comme AAOAOAA ou 54.46. Rien à dire, cet opus dégage une énergie live remarquable. Qui plus est, et à la différence de certains, les Ejectés n'usent et n'abusent d'aucun support politique pour légitimer leur appartenance à la famille du reggae français.Vague d'insouciance et de légereté garanties à l'écoute de cet opus cuivré.

- Ce n'est pas trop difficile de gérer sa carrière de Limoges ?
- C'est à double tranchant. Au départ, ça a été quelque chose de vraiment difficile à surpasser. On ne peut pas dire que la ville de Limoges soit très porteuse en matière de musique. Tu gardes l'estampille " province " .
En France, beaucoup de choses restent centrées sur Paris et c'est dommage. Quand tu vas en Italie ou en Espagne, tu sens que dans chaque région il ya un véritable centre culturel. Ici non. Ce qui compte alors est d'écouter de la musique mais surtout d'aller chercher la bonne musique.
- Ou. ?
- Je pense qu'il y a des talents tous styles de musiques confondues. Il faut aller chercher les artistes intéressants en blues, en reggae, en jazz, en classique, en rap, en tout ce que tu voudras plutôt que de se laisser entraîner par un même courant. Les mômes ont tendance à se bloquer sur un style et à ne pas aller voir ailleurs. C'est dommage, ça isole plus qu'autre chose. Ce qui me dérange en plus, c'est que pas mal d'artistes dénoncent ce qui se passe dans la société et ne font que traduire ce qu'ils critiquent à une moindre échelle. Ce n'est pas constructif, il faut s'ouvrir et rester vigilant.

Loup Ferrignon



GUITAR PART - Mars 2000

Voilà plus de dix ans que les Ejectés les "Tèj' " pour les intimes) tâtaient du terrain, en indépendants. En rejoignant enfin une grosse structure, ces furieux représentants du rock-ragga-reg-gae-ska-dub comptent bien faire découvrir leur musique ensoleillée au plus grand nombre. Il faut dire que le combo limougeaud s'est déjà forgé une solide réputation festive sur scène. les atouts principaux de ce "Gangsta Ska " sautent aux oreilles : un groove précis et sans concessions (la basse est pour le moins bavarde), et surtout, des arrangements très originaux qui constituent la marque de fabrique Ejectés : les chœurs féminins sont bien sentis, et la section de cuivres se taille une part de lion dans le succès de l'album.Histoire de pinailler, permettons-nous de trouver certaines compos un peu " convenues "" par rapport aux inévitables tubes que sont Bad Boy, et la reprise fondante de Wild Thing, des Troggs. Mais globalement, pour tout amateur de reggae (allez, soyons réducteur !), voici la sortie incontournable d'un des groupes précurseurs du genre, et en tout cas, acteur principal de son renouveau ces dernières années.

Olaïve


L'HUMANITÉ HEBDO

Le reggae made in France commence enfin à être reconnu. Depuis dix ans, les Ejectés effectuent un véritable travail sur le terrain : nombreux concerts, interventions en milieu associatif, ancrage dans les banlieues... Leurs textes (en français), engagés, prennent le soleil au gré de rythmes jamaïcains, mais avec une touche personnelle. Le ska se laisse décoiffer par une belle section de cuivres, tandis que le rocksteady se plaît à mettre l'accent sur l'énergie rock. Mad Professor, qui a remixé Bad Boy, apporte son célèbre cachet dub. Au total, un disque pas si déjanté que ça, mais à la fraîcheur verdoyante et salutaire.

F.C


L'AFFICHE - Avril 2000

ÉJECTÉS "Gangsta Skanka" (Tôt Ou Tard/Warner)

Le monde du business et de la promo est vraiment impénétrable : comment se fait-il que l'album des Ejectés ait attire si peu d'attention quand il est sorti fin 1997 alors qu'aujourd'hui il fait -à juste titre - parler de lui ? Est ce parce qu'entre temps on a pris un peu plus au sérieux le rythme du reggae lorsqu'il est mis à la sauce française ? Pas impossible. En tout cas, tant mieux pour Les Ejectés qui voient enfin récompensés dix ans d'efforts et des centaines de concerts, forcément dans la joie et la bonne humeur, voire même dans un certain bordel ! Un groove naturel et omniprésent, une touche de reggae, ragga, un peu de soul et de rock, beaucoup de cuivres, ce groupe de limoges est sur. tout déjanté. Il suffit d'écouter "Raggacronyme" ponctué de VRP, ANPE. CHU, ZUP et autres singles pour s'en douter, avant d'avoir confirmation avec "Bad Boy" (et sa version dub faite par Mad Professor) chanté d'une voix aussi sérieuse que celle de Nathalie (la voix de Billy The Kick). Pas de prise de tête en perspective, juste de la bonne musique : reconnaissons-le, ça fait du bien !

Bertrand Lavaine


MIX - N°8 - Janvier/Fevrier 2000

Depuis 1988, la tribu limougeaude des ÉJECTÉS parcourt la France et l'Europe de long en large pour y répandre la bonne note et le ton juste. Son fond de commerce fleure bon la Jamaïque, le ska, le reggae, le dub, la soul. . . des sonorités maîtrisées à merveille par ses musiciens parfaits. Il est entendu que c'est en concert que les ÉjECTÉS donnent toute leur puissance, toute leur fougue et toute leur énergie. Il n'est toujours pas évident de traduire ces états de fait en studio, les ÉJECTÉS peuvent en témoigner avec une carrière discographique dèjà chargée. Ils peinaient. sûrement par manque de moyens... Parlons plutôt de ce "Gangsta skanka", leur troisiéme opus, déjà commercialisé en 1997, autoproduit et diffusé de maniére assez confidentielle. Le voici de nouveau en bac, bousculé côté track-listing, doté d'une jaquette splendide et diffusé cette fois ci par l'intermédiaire d'un label à la hauteur de ses ambitions. Pour les amateurs de musiques ensoleillées, ce disque représente une gourmandise qui allie à l'excellent travail de studio, des compositions dignes des productions réalisées sur l'ilôt caraïbéen qu'ils apprécient tant. Les ÉjECTÉS y brillent d'intelligence et d'originalité, naviguant sur les mers chaudes du ska (quels cuivres!), du groove (les choeurs sont jolis), du dub (avec la basse qui déchire), tout en évitant les poncifs chers à certains de nos rastas d'ici (religion, mimiques...). C'est clair! La musique que pratiquent les ÉjECTÉS ne laisse pas indifférents, elle éclaire nos journées comme pas deux. Alors vous pensez bien que ce disque, pris d'une soudaine crise d'appétence, on le déguste, on l'apprécie, on en récolte les sucs, on n'en laisse pas une miette, pas un soupçon... rien. On le dévore jusqu'à la dernière note. Quel régal!

Master Roy


ROCK & FOLK - Mars 2000

Depuis plus d'une décennie, les Ejectés de Limoges se sont taillé une solide réputation scénique en écumant l’Hexagone et en multipliant les premières parties. Mais, malgré une discographie conséquente, ils n'ont jamais réussi à se faire connaître au-delà du circuit indé. Et pourtant, ayant évolué très tôt d'un rock festif sous influence Mano Negra au ragga, ils auraient pu bénéficier de la vogue actuelle des musiques sous influence jamaïcaine. Leur dernier album ("OO7") un peu bancal n'étant pas parvenu à focaliser l'attention, leur nouvelle maison de disques a décidé deressortir leur meilleur disque à ce jour, paru en 1997. L'excellente impression produite à l'époque se confirme. Les quatorze chansons proposées évoluent plaisamment entre ska cuivré et reggae aéré. La voix est suave, les chœurs restent toujours pertinents et la maîtrise instrumentale du big band de Limoges est à la hauteur des mélodies agréables et des refrains futés qui portent les morceaux phares. Ce disque qui n'a pas pris une ride mérite donc beaucoup mieux que sa diffusion confidentielle de l'époque.

H.M.


ROCK SOUND - Fevrier 2000

Les Éjectés ne sont pas nés de la dernière pluie. Ces Limougeauds existent depuis plus de dix ans, et ne sont pas étrangers au succès de la vague ska- reggae qui sévit depuis trois-quatre ans en France avec des groupes comme la Ruda Salska, Zebda ou Tryo. C'est que les Éjectés, mine de rien, ont déjà effectué plus de 700 concerts, et sont des premiers en France à avoir réalisé des connivences entre reggae, ska, funk, et punk avec leurs fameuses" ragga-protest-songs"(dont un tube de ce nom sur l'album de 1994, et une nouvelle version sur "Gangsta Skanka"). Les Éjectés n'ont pas besoin d'y aller dans la gaudriole et dans la rigolade si souvent inhérentes aux sons ska pour faire dans la qualité. Capables de donner à leurs chansons (car ce sont bel et bien des chansons) des accents dramatiques mâtinés de dub (Mad Professor est responsable de l'excel lent mixage de l'album et n'en est pas à sa première collaboration avec eux), leur retour promet un prolongement du mouvement ska et reggae français, et apportera peut-être un vent d'originalité à ses productions. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

Thomas Vandenberghe


SKANEWS - N°46

J'ai déjà parlé maintes fois de ce disquc dans Skanews, mais franchement, il fallait vraiment que j'en remette une couche ! L'occasion est trop belle, puisque ce disque paru sur le label des Ejectés en 1997 vient d'être réédité par Warner. Le groupe va plus loin que les autres avec ce disque. En effet, si la plupart des groupes venant de signer une licence sur une major se contentes de rééditer leur album en copie conforme (même pochette, mêmes morceaux), Ejectés sort les griffes en offrant un nouvel habillage (somptueux digipak) et plusieurs titres avec un mixage tout neuf. "Gangsta Skanka"' est un album révolutionnaire ! Et je dirais même plus, Ejectés est un groupe révolutionnaire ! Après voir inventé le Rockskaroots il y a plus de 10 ans, les gars de Limoges ont bourlingué dans tous les coins de l'Europe (700 concerts au compteur) et ont enregistré cet album fabuleux Le son est nickel chrome, Mad Prof est derrière les manettes sur certains titres, et la magie est totale. On passe du Ragga au Ska en passant par des notes Reggae, Funk et Soul. Ejectés est un groupe complet qui ne reste pas borné à un style. Ejectés est sans conteste l'un des meilleurs groupes français actuel, tant au niveau de sa musique, de ses mélodies et de ses textes. On passe des galères rencontrées par tous les groupes, "Don't Bogart That Joint", à la prise de conscience anti-dope, "No Coke No Dope" en passant par les sans-abri, "Abri 56", l'anti-racisme-connerie, "Ragga Protest Song 2" et le tube "Bad Boy". Le seul groupe précurseur du . mouvement Ska-Reggae en France encore en activité aujourd'hui, est toujours bien dans la place ! "Gangsta Skanka" mérite 100 fois d"être disque d'or, définitivement !

J-Pierre


SORTIR ICI - Février/Mars 2000

Contrairement aux apparences, les Ejectés ne nous arrivent pas tout droit des Caraïbes mais de Limoges. Malgré cela, leur musique trés exotique n'est pas directement issue du terroir limousin. Ce groupe nous délivre des sonorités à dominante ragga mais aussi hip hop ou bien encore soul, en bref un cocktail savamment dosé qui s'agrémente de voix féminines présentes à chacune des partitions. Si le son se veut festif avec saxo, trombone et trompette, les textes méritent qu'on leur prête une oreille attentive. Ainsi, "Ragga-cronyme" joue avec les mots et les abréviations (comme son nom l'indique) et laisse poindre avec ironie les failles d'un systéme qui porte en lui ses propres contradictions tout en affirmant, sans détours, que le hip hop reggae combat Babylone (Hip Hop Reggae). Si des mélodies se dégage un optimisme à toute épreuve, les textes contrebalancent ces sonorités par leurs thématiques de révolte à l'émouvante sincérité. L'excellent "Ragga Protest Song" porte ainsi la substance de leur vision désenchantée du monde "Le dollar est un passeport pour passer les frontières sans efforts".



RADIKAL - N°16 - Février 1998

Après "Glauque City Tej" (90) et "Ragga Protest Songs" (94), le tout récent "Gangsta Skanka" démontre avec force que les Ejectés n'ont rien perdu de leur énergie. Pas de souci donc, Limoges est toujours branchée sur la bonne fréquence. Mettant de côté le vocabulaire et l'imagerie rasta, Steff Tej et sa bande préfèrent ne garder qu'une approche strictement musicale du reggae, et ça leur va bien. Pas de mysticisme, pas de décor à la Kingston, pas de cliché, pas de clonage, juste de la bonne humeur, chaleureuse et débordante. Car les Ejectés transpirent, se défoncent et jouent, vraiment. Derrière "Don't Bogart that Joint", "Hip-Hop Reggae" ou "Soul Vibration" se cachent des rythmiques sautillantes, rapides, des cuivres bien "lustrés", des guitares funky ou encore des intonations soul. Bref l'esprit de la maison est ouvert, pourvu que ça se mélange et pourvu que ça se mélange bien. La drogue ("No Coke No Dope"), les sans-domicile ("Abri 56"), la liberté-amère?- ("0dile"), les thèmes sont divers, traités avec justesse et souvent avec humour. Entre le style parodique (mais respectueux) du style sing-jay façon Eek-A-Mouse ("Bad Boy") et cette ambiance jazzy, nocturne et enfumée qui flotte sur le titre "Le Balai', Il existe à priori un fossé. Le reggae à la française des Ejectés le franchit sans complexe.
Sans complexe et sans fausse note. A votre tour d'être ouverts.

S. Faure


SKANEWS - N°33 - Septembre/Octobre 1997

"Gangsta Skanka" est un album parfait! Le digipack est somptueux, le son irréprochable et les titres formidables. Les Ejectés prouvent qu'ils sont dignes d'être l'un des plus grands groupes français tous styles confondus. Leur cocktail Ragga/Soul/Funk/Reggae fait mouche à chaque fois. "Hip-Hop Reggae", "Don't Bogart that Joint" ou "Bad Boy" sont de véritables tubes en puissance (radios! bougez-vous un peu et diffusez-nous ces bonnes vibrations...). Il y a même un ska d'enfer aux cuivres chaleureux ("Gangsta Skanka"), une bonne nouvelle version de "Ragga Protest Song" et un dub de folie "Bad Boy Dub". Steff Tej a le don de composer des mélodies accrocheuses (mais jamais racoleuses) et d'y placer des textes qui ont vraiment du sens, tout en manipulant à merveille la langue française. Ajoutez à cela une rythmique basse/batterie irréprochable, une guitare qui sait être douce ou tranchante, un clavier jamais envahissant qui fait toujours ce qu'il faut quand il le faut, des choeurs "poumons d'acier", des cuivres puissants et chaleureux, un ingénieur du son qui connait son boulot, et un chanteur qui sait chanter et toaster et vous aurez un disque d'exception qui mériterait de devenir disque d'or! La meilleure chose que j' ai entendu en France cette année avec Rude Boy System et Improvisators Dub !

Jean-Pierre


BUZZ - N°23 - Novembre/Décembre 1997

Et voilà le troisième album des Ejectés. Les Ejectés, leurs cuivres ravageurs, leurs délicieuses choristes, leur reggae gorgé de ska, de soul, de ragga. Bon, en un mot comme en cent, les Ejectés, qui vont bientôt fêter leurs dix ans d'existence, sont une des meilleures machines à groover de l'hexagone. En quatorze titres, Gangsta Skanka prouve et confirme magistralement tout cela. Une tournée permettra de vérifier ces dires.


LE MAG' - N°16 - 12 décembre 1997

Il faut impérativement soutenir ce groupe. Il le mérite, car il porte haut les couleurs de la scène électrique limougeaude. Mais en fait, c'est bien l'oreille du spécialiste qui a parlé avant tout. Cet opus, "Gangsta Skanka", est excellent. Les Ejectés, les Tej pour leurs fans, ont produit, techniquement, un album d'un cran supérieur au précédent. Mais ce sont surtout les nouveaux horizons musicaux qu ils explorent qui retiennent l'attention. Ca fleure bon le reggae, le ragga, le jazzy-rock, et toutes les dérives plus ou moins "fusion" de ces styles rythmés.
Bref, c'est un grand cru. On vous encourage donc à les applaudir sur scène: ils sont en tournée partout en France et en Europe jusqu'à fin décembre.

Gérard Monseigneur


ON @ FAIM - N°3 - Novembre 1997

Limoges n'est pas Kingston, pourtant il faudra vous y faire: on y pratique le reggae, le ska, la soul et le ragga.
Les Ejectés, depuis 1988, se battent pour imposer leur machine à groove. Un mélange personnel de ska-reggae qui évolue au fil des années et des concerts: en 8 années de tournées plus de 600 concerts (!) en France bien sùr, mais aussi dans une bonne partie de l'Europe.
Les Ejectés sont des gens qu'on aime bien et qui mèlent textes fun avec textes à teneur revendicative (antiraciste et antifasciste), ce qui ne gàche rien.

Ce troisième album ("Gangsta Skanka" distribué par Média 7) est dans la parfaite lignée de "Ragga Protest Songs", avec un travail trés soigné dans la production, les cuivres bien maitrisés (parfois rythm n' blues) et les choeurs. Ca attaque d'ailleurs très fort avec 3 tubes potentiels "Hip-Hop Reggae", curieux mélange de ska et de soul, "Bad Boy" qui pourrait passer en radio sans problème et dont on retrouve un dub trafiqué par Mad Professor peut être pas au meilleur de sa forme mais très convenable, et "No Coke No Dope" qui vaut le détour. Après un peu de repos avec un reggae très cool, "Odile", légère reprise des hostilités avec un mélange ska- ragga "Dont Bogart That joint" et "Raggacronyme" où pour ma part j'aurai mis un peu plus de basse. Une très bonne et étonnante reprise, "Wild thing", de Chip Taylor et des Troggs (vous n'étiez pas nés) en reggae, puis quelques morceaux plus groove, notamment "Soul Vibration" mélange soul-funk avec chant rap très bien fait, par contre "Abri 56" sonne trop variété. Avec "Gangsta Skanka" on retrouve un ska joyeux avant de se quitter avec un titre jazzy "Le Balai" et une reprise "Ragga Protest Song 2" de l'album précédent, carrément d'enfer et plus dur. Voilà pour le disque, les Ejectés avec la sortie de cet album font une méga tournée de 2 mois et demi, à travers la France (comme vous ne risquez pas de voir un clip des Ejectés sur M6 ou de les entendre sur Skyrock allez les découvrir et discuter avec eux) et en Allemagne, Pologne et République Tchèque. Pour les projets, ça se passe à l'étranger avec une compil des meilleurs titres des trois albums à sortir en Espagne sur le label Al-leluia de Barcelone, un maxi en Pologne et en République Tchèque, ainsi que des projets d'enregistrements pour de futurs maxis. Les Ejectés n'arrêtent pas, ils sont suivant la tournée entre 7 et 10, et ça marche plutôt bien.


ROCK HARDI BABY - Mars 98

Qui est une vraie bande de jeunes? Qui met de l'ambiance dans les champs de mines et les restaurants Flunch? Ce sont eux... Les Ejectés, toujours sur la route, toujours en transe, jouant une musique de plus en plus dense, forte, jouissive, permissive, évidente... Ce Gangsta, on peut l'offrir à un kid de six piges comme à un trentenaire en bordée de salon. On sait bien que l'anniversaire va tourner à l'émeute dès que la grosse voix de Steff Tej va surgir de l'ampli vibrant et balancer son groove irrésistible en flirtant avec les basses, guitares et tambours des zicos zingueurs qui l'accompagnent.


A.D. 491 - N°24 - Février 1998

Après des débuts plutôt Rockskaroots (1er album Glauque City Tej), ces limougeauds d'Ejectés ont choisi leur camp en optant pour le ragga-dub. Aujourd'hui, naissance de leur 3ème album Gangsta Skanka, parfaite illustration d'une maturité acquise au fil des années, à cotoyer sur scène des Rita Marley, Specials et autres Last Poets. Excellente qualité de cet album enregistré au Chalet (à Bordeaux); rythmique groove imparable, sorte de cocktail soul-funk-ragga-ska, qui mèle chaleur des cuivres et douceur des choeurs; le tout porté par des textes percutants. Le résultat est bien sùr 100% ragga dub et met des fourmis dans les jambes et la joie au coeur. A noter leur Bad Boy remixé par un certain Mad Professor aux studios Ariwa de Londres! Les Ejectés ont su sortir des sentiers battus et imposer leur style en faisant un ragga dub vivant à la sauce maison. Gangsta Skanka mérite de s'écouter et peut en surprendre plus d'un !

Anne Huguet



SKANEWS - N°14 - Décembre 1994

Autant le dire tout de suite, ce deuxième album est très bon, les compositions des Ejectés tiennent la route, malgré des chœurs féminins pas géants et un accent anglais parfois limite. Les textes sont toujours aussi bons, la patate est bien présente, les cuivres aussi, même Si le tempo sur l'ensemble du CD s'est ralenti par rapport au premier album. Les deux reprises (War et Fight Back) rendent bien et les deux bonus tracks sont destroy à souhait! Bravo les mecs, vous avez bien négocié votre virage! Un disque à mettre en bonne place dans votre discothèque.

J-Pierre


ROCK & FOLK - N°330 - Février 1995

Après trois ans d'absence, les Ejectés sont de retour.
Je les croyais bel et bien disparus après un premier album sympa et des concerts énergiques qui n'avaient malheureusement suscité qu'un intérêt public mitigé. Il n'en était rien, et ces grandes vacances devaient leur être nécessaires pour concocter une nouvelle formule musicale et scénique. Placés sous haute influence jamaïcaine, ils ont délaissé le melting pot de leurs débuts et seules quelques rares poussées hardcore viennent témoigner de leurs amours de jeunesse. Le recentrage raga leur va fort bien: textes engagés (tradition protest songs oblige) pour célébrer la rébellion des Brothers, rythmiques moelleuses, cuivres et chœurs séduisants, guitares et claviers frétillants. S'il ne dédaigne pas les pauses, leur reggae est en général bien enlevé, avec des éclats bien syncopés ("TV box Office") et des ouvertures bienvenues ("On n 'a Plus le Temps", entre ragga et tradition française). En prime, ils se paient le luxe de réussir une adaptation des mythiques Basement 5, "Fight Back" (Dennis Morris leur fera-t-il des photos gratos?).
Conclusion, leur métamorphose est parfaitement accomplie: un espoir du rock français est devenu un espoir du ragga français. Et nul ne perd au change.

H.M.


ROCK HARDI BABY - Avril 1995

Riches de leurs nombreux concerts et tournées, les Ejectés ont apporté de nouvelles mixtures à leur chaudron musical. Au "Rockskaroots" s'est ajouté le raggamuffin et quelques épices exotiques sous forme de jolis chœurs féminins. Avec une heure de musique, interludes, dubs, morceaux en bonus... "Ragga Protest Songs", leur second album, peut paraître un peu fouillis et inégal mais au final se révèle un disque riche en bonnes chansons: "Fight Back","International Reggae Ragga Dub" , "TV Box Office" pour ne citer que mes préférés.


L'AFFICHE - N°19 - Novembre 1994

Les Ejectés sont désormais libérés du carcan réducteur "ska rock fun", dans lequel ils s'étaient enfermés en 90 avec leur premier album ("Glauque City Tej").La musique et le son respirent enfin, les cuivres sont chauds, la basse vibre, les deux chanteurs/toasters sont soutenus par quatre voix féminines dans le rôle des chœurs sexy. Un vrai orchestre Ragga-Rock!
Une dizaine de morceaux décapants, idéaux pour donner à vos soirées des allures de sound-systems ("International Reggae Ragga Dub", "Ragga Protest Song, "Babylon it's Babylon") ou faire danser sans retenue les agités ("TV Box Office", "War", "Bad time").



ROCK & FOLK - Février 1991

Les Éjectés essaieraient-ils de brouiller les pistes? Non contents de dissimuler leurs méfaits sous une pochette dont le lettrage-tag laisse pressentir un groupe de rap, ils se paient un intro dans le plus pur style Blues Brothers. Étonnant pour un groupe dont la première source d'inspiration reste... le ska! Mais peut-être faut-il y voir un signe: ces lascars sont loin d'être des puristes, et leur ska-fortement teinté de rock (Monkey Business)- ne craint pas de divaguer hors des ornières, même si les rythmiques restent bien dans l'esprit. Serait-ce cette absence de complexes qui rend leur album particulièrement frais et dynamique ? Sans doute, mais il bénéficie également de son caractère d'urgence. Tous cuivres dehors, ils piaffaient d'impatience pour transposer sur vinyle leur énergie scénique. Mission pratiquement réussie. On rêverait juste de textes dépassant le stade de la bonne conscience gnangnan ("Ça ira", "Oh mama") pour se cantonner à l'instantané urbain ("Glauque City") ou au délire à la Nino Ferrer ("Les déboires d'Édouard"); et d'une insolence accrue qui leur permette de bousculer d'avantage les genres et d'échapper à l'étiquette ska-réductrice dans leur cas.

H.M


LO. - Février 1991

Ça y est, il est enfin sorti ce premier disque ! De spectaculaires progrès, faciles à évaluer en réécoutant les précédentes démos, niveau F.M. en puissance. Mais attention, pas de méprise, ici pas de soupe, mais un son "Rockskaroot" généreux, à la fois speed et chaloupé de textes sensibles, raisonnablement engagés, sans chiante austérité aucune. No problem, coup d'essai réussi. Mais Zara, pourquoi diantre les cuivres ne rugissent-ils pas plus ?


ZEBROCK - Janvier 1991

Amis du ska, bonjour! Dix ans à vous morfondre, la mine basse, le pork-pie- hat défraîchi. Ou sont-ils donc, vos héros d'hier: Specials et Selecter, Madness et Bad Manners... Belle époque où les cuivres trépidants, les guitares sous vitamines (discret euphémisme, avouons-le) démangeaient vos creepers. La House vous plonge dans un désarroi profond. Vous plaignez ces raves aux transes synthétiques, aux sourires benets. Sachez-le, votre martyre touche à sa fin. Surgis de Glauque City, bondissent les Éjectés. Je vous le garantis, vous n'avez rien entendu de tel depuis le premier Specials (78). Tout y est, trombones hurluberlus, grattes allègres, choeurs euphoriques, gouaille sauvageonne. Un régal. Pourquoi chercher ailleurs le premier UP le plus convaincant depuis Patchanka? Le Rockskaroots vous tend les bras!


LE QUOTIDIEN DE PARIS - 22 décembre 1990

Puisque la nostalgie du début des années quatre-vingt se fait sentir, voici un compact-Disc qui vous fera le plus grand bien. C'est du ska, une forme de reggae épuré avec une rythmique turbo ! On savait qu'un certain rock franchie flirtait déjà avec le ska, mais avec les Éjectés, nous sommes carrément dans le sillage des grands noms du genre.


PARCOURS - Janvier 1991

Antidote caustique Boris Vian, s'il était encore vivant, aimerait très certainement le "rockskaroots' caustique des Ejectés: quelque part entre Les Garçons Bouchers et La mano Negra, leurs chansons "anti-soupe" sont un excellent antidote au blues des banlieues de cette "Glauque City" (s'agit-il de la ville natale du groupe: Limoges?) qui est le décor de leur premier album.


ROCK SPIRITS - Avril 1991

Il semblerait qu'un embouteillage digne des meilleurs moments dans la vallée de la Tarentaise se soit formé aux portes des maisons de disques, et parmi les nombreux prétendants français, peu ont eu la chance de voir leurs espoirs se concrétiser sous la forme de minuscules sillons gravés dans le vinyle. Si les Ejectés ont enregistré un album, c'est qu'ils le méritaient. On ne met d'ailleurs pas longtemps à s'en trouver convaincu lorsqu'on pose "Glauque City Tej" sur sa platine. Après quelques mesures, la voix annonce "Voici le grand orchestre des Ejectés" et c'est parti pour un déluge énergétique, rock-ambolesque aux influences ska assez marquées. Car les Ejectés n'ont pas lésiné sur les moyens et ont eu le bon goût d'ajouter à leurs rythmiques enjouées quelques petites interventions de cuivres bien senties ainsi que de bons refrains facilement mémorables. Heureux hommes que voilà, sachant créer une atmosphère joyeuse et bondissante, propre à faire passer les plus paisibles de ceux qui les écoutent pour des kangourous furieux. La production est, certes, un peu juste, mais leurs intentions sont excellentes et quand il s'agit de vous faire trépigner du pied, tortiller du bassin et sauter sur les tables, ce groupe-là peut être d'un grand secours. Pas de hit single ou de titre mis en avant - ce n'est pas le genre de la maison - mais un ensemble compact qui fait swinguer, sans aucune autre prétention, d'ailleurs. Cela dit, les textes ne sont pas pour autant dénués d'intérêt, parfois marrants et accessibles à tous. Ils ne baignent pas non plus dans un optimisme béat et les paroles de "Oh mama" (exemple le plus marquant), assez tragiques dans le genre, sont là pour en témoigner. Au bout du compte, on ressort épuisé de l'écoute de ce disque, comme sonné, frappé par un déluge de mouvements provoqués par une musique entraînante. A conseiller d'urgence aux adeptes des weight-watchers et de la cure thermale car bien moins onéreux et plus agréable que ces régimes contraignants.